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PRESENTATION

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TABBY ★ je n'trouves pas ma place dans vos fantasmes.
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MessageSujet: PRESENTATION Sam 19 Déc - 2:19




    I. What about you ?



        NOM & PRÉNOM : VICTORIA BETH BLYTHE
        DATE DE NAISSANCE & AGE : 3 JANVIER 1991 | 18 ANS
        STATUT : CÉLIBATAIRE
        EMPLOI, ÉTUDES : DERNIÈRE ANNÉE AU LYCÉE | TRAVAILLE AU CAFÉ DU COIN
        TRAITS DE CARACTÈRES : CURIEUSE - INTELLIGENTE - DISTANTE - MALIGNE - TÉMÉRAIRE - IRONIQUE - FIDÈLE - ADEPTE DU " AGIR AVANT DE RÉFLÉCHIR " - TÊTUE - NERVEUSE - LOGIQUE - INTERROGATIVE - AUTONOME - FIÈRE - RUSÉE - DÉFEND LES PLUS FAIBLES - DÉVOUÉE - FUIT LES SENTIMENTS - ACTIVE - STUDIEUSE - AMBITIEUSE - COMBATIVE - AGAÇANTE - MENTEUSE | FRANCHE - DÉTERMINÉE - PERSISTANTE - PESSIMISTE - SOURIANTE - RÊVEUSE | TERRE-A-TERRE - RANCUNIÈRE - ÉCONOME - GÉNÉREUSE - MÉFIANTE - MOQUEUSE - RESPONSABLE - INDÉPENDANTE - PARLE PEU D'ELLE


    II. And if we wanna know more ?



      DEPUIS COMBIEN DE TEMPS HABITEZ-VOUS A OCEAN GROVE ?
        « En voilà une question. A vrai dire, je n'ai jamais connu d'autres lieux d'habitations que la grande bâtisse blanche d'Ocean Grove. Il me semble que c'était une résidence secondaire qui appartenait à la famille du père. Quand le couple Blythe - Sheldon s'est marié, ils ont jugé que cette maison serait parfaite pour accueillir la famille que nous sommes à présent. J'ai toujours connu le sable fin, la chaleur agréable et l'eau magnifique qu'offrait la ville où j'habitais. En clair, j'ai vu le jour à Ocean Grove, il y a dix-huit de cela, je n'ai jamais déménagé et ce n'est pas aujourd'hui que je déplacerai mes valises d'ici. En tout cas, ce n'est pas dans l'ordre du jour. Je vais bientôt finir mes années de lycée et l'an prochain, je m'inscris à l'université dans le but d'étudier la criminologie. Parait-il que j'ai trouvé ma voie, selon certains. »

      QUELLE EST VOTRE IMPRESSION SUR OCEAN GROVE, SES HABITANTS, ETC ?
        « Ce quartier et ses habitants m'ont vu grandir. Et pourtant, j'en apprends tous les jours un peu plus. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs. A première vue, cet endroit me parait calme, serein, paisible, voire idyllique. Le genre d'endroits où l'on rêve d'habiter. Après tout, ce n'est pas permis à tout le monde d'avoir une plage quasiment en sortant de chez soi. L'endroit était peut-être assez pluvieux par moment, le temps reste agréable. Mais en fouillant un peu plus comme je le fais si bien, on découvre que tout ce joli monde a des vices bien cachés, des secrets bien enfouillis. Je mentirai si moi-même je n'en avais pas. Mais au-delà de ses vertus mensongères et hypocrites, Ocean Grove reste un quartier bien agréable et un véritable terrain de chasse pour une demoiselle à la curiosité si aiguisée telle que moi. »

      VOUS DEVEZ BIEN AVOIR UNE ANECDOTE EMBARRASSANTE A NOUS RACONTER, NON ?
        « Comme chaque fin d'année, une fête est organisée par Peter Walker. Il est réputé pour donner les meilleures fêtes du quartier. Les fêtes de fin d'année lui sont donc naturellement confiées. Sa maison étant en bordure de plage, nous avions l'illimité vers la mer, sa piscine, l'alcool et la musique. Juin 2008. Il est suffit d'une seconde d'inattention en attrapant un vers au hasard, la tête ailleurs, pour que je me retrouve avec un trou noir tout le long de la soirée. Je ne sais pas ce que j'ai fait ni même ce qu'on m'a fait. Je me rappelle juste de mon réveil, dans une chambre vide mais aux draps sens dessus-dessous. D'après ce que j'ai pu récolter, j'ai passé le reste de ma soirée dévergondée, à embrassant n'importe qui. C'est une histoire dont je parle quasiment jamais mais dont le souvenir me reste enfoui quelque part dans ma tête. »

      QUEL EST LE PLUS GROS REGRET DE VOTRE VIE ?
        « Je ne suis pas du genre à avoir des regrets. Mais si je devais en citer une, ça serait la mort de mon père. Même si je n'en suis aucunement responsable, je me sens coupable de pas avoir plus profiter de lui. Je l'adorais mais j'aurai aimé passer plus de temps avec lui. Et même si j'ai deux grands frères aussi remarquables l'un que l'autre, jamais ils ne remplaceront la figure paternelle qu'a été mon géniteur. C'était un homme que je respectais et que j'admirais. Il m'a apprit tellement de choses, il m'en a fait découvrir tellement d'autres. Je regrette qu'il ne puisse pas me guider dans mes joies, m'approuver, me raisonner et m'enguirlander comme il savait si bien le faire. Je regrette de pas avoir passer plus de temps avec lui, tout simplement. »

      COMMENT IMAGINEZ VOUS MOURIR ?
        « Si je pouvais choisir ma mort, ça serait sans douleur et rapidement. Qu'importe le moyen et la manière ; à partir du moment que je ne souffre pas, c'est tout ce qui m'importe. Je m'entends encore dire " Je veux aller au Paradis pour aller voir les anges. " J'avais à peine huit ans, quand j'ai sorti ça. Je ne connaissais que le Paradis, les anges, le blanc, la pureté et Dieu. Maintenant, la mort est synonyme d'enfermement, de tristesse, de gouffre et d'obscurité. Je montre une certaine confiance ainsi qu'une peur quasiment inexistante face à la mort. Mais dans le fond, j'ai la trouille de mourir. Il m'est déjà arrivé de fermer les yeux et de me demander ce que ça fait de rester pour l'éternité ainsi. Je n'ai pas hâte de connaitre la réponse. Donc oui, j'aimerai mourir le plus sereinement et aussi vieille que possible. »


    III. Thanks for the memories.



      once upon a time, she was innocent, smiling and happy.MAY 4TH 1997
      sometimes, the life is unfairJANUARY 12TH 2009
      everybody needs helpAPRIL 8TH 2009


    IV. Now, just stop hiding !

    CÉLÉBRITÉ ; KRISTEN BELL ♥
    UTILISEZ-VOUS UN RÔLE PRÉDÉFINI ; NÉGATIF
    PSEUDO & AGE ; CRISTALLINE | 17 ANS
    CODE RÈGLEMENT ; OMG_FS
    COMMENTAIRE ; HEUREUSE DE REVOIR CE FORUM A UN POINT ; MAGNIFIQUE DESIGN ♥
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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 19 Déc - 2:20




      « once upon a time, she was innocent, smiling and happy »

        - Rhys, rend-le moi tout de suite !
      Une blondinette de six ans dévalait les escaliers de façon rapide , poursuivant son frère qui avait osé prendre son journal intime. Enfin, un journal intime pour une gamine de six ans se résume à une sorte de bloc note avec des dessins en guise d'explication. Mais il fallait croire que Victoria avait le coup de crayon très développé puisque ses dessins étaient très explicites. Notamment sur son amoureux du moment, James, qui habite juste à côté de chez eux. Et ça, la surnommée Vicky ne voulait pas spécialement que son grand nigaud de frère qu'était Rhys les voit. Ce n'était donc pas surprenant d'entendre sa voix perçante à travers toute la maison. Rhys avait couru jusqu'au salon et sa cadette l'avait très facilement rattrapé. Maât, installé sur la table basse, à faire des trucs de grand et dont Victoria ignorait, roula alors des yeux en voyant sa sœur sautée de canapé en fauteuil dans le but d'attraper Rhys.

        - Victoria, saute pas sur le canapé, maman va te tuer. dit-il, d'un air las.
        - Je veux mon journal avant ! grogna la demoiselle.
        - D'abord, je veux voir ce qu'il y a dedans.
      Rhys lui tira la langue avant d'ouvrir lentement mais sûrement la couverture pour tomber sur la première page. La blondinette fronça des sourcils avant de sauter du canapé et de se diriger vers Rhys, qui fit en sorte de mettre le journal hors de sa portée.

        - En première page, nous avons le droit à un magnifique gribouillage qui ressemble vaguement à un cœur...
        - Rhys, ta bouche et donne-le moi ! disait Victoria, tout en tirant sur le tee-shirt du garçon. Maât, fais quelque chose, s'il te plait ! supplie-t-elle, en se tournant vers son aîné.
      S'il y avait bien quelque chose que l'on ne pouvait pas enlever à la dernière des Blythe, c'était bien le charisme et le charme. Et même à six ans, elle arrivait déjà à obtenir ce qu'elle voulait. Il fallait avouer qu'elle n'était pas non plus très capricieuse. Sa famille lui avait éduqué les bonnes valeurs, dont celle de la modestie et de ne jamais trop demander. Mais là, ce n'était pas vraiment un caprice qu'elle faisait mais plutôt une demande de faveur à Maât. Ce dernier, après un soupir, c'était levé.

        - Bon allez, ça suffit, rends-le lui. dit-il, en croisant les bras.
      Rhys regarda alors son aîné puis sa cadette avant de refermer le bloc et de le rendre à sa propriétaire. Cette dernière fit un grand sourire de fierté. Le garçon se renfrogna, s'installa sur le canapé et attrapa la télécommande, dans le but d'allumer la télévision. Quand à Maât, il retourna à ses premières occupations sur la table basse. Victoria regarda simultanément ses deux frères avant de venir derrière Maât, les mains derrière son dos, tenant fermement son journal.

        - Tu fais quoi ?
        - Des trucs de grand.
      Victoria grimaça légèrement ; elle n'aimait pas forcément qu'on lui dise ça. Cette phrase la faisait passer pour plus petite que les autres et elle détestait cela. Pourquoi on ne pouvait tout simplement pas lui expliquer ce qu'étaient ces " trucs de grand " ? Ce fut en trainant des pieds qu'elle allait alors à côté de Rhys, qui avait apparemment trouvé son bonheur à la télévision.

        - Toi aussi, tu fais des trucs de grand ?
        - Ouais.
        - Tu sais que je t'adores ?
        - J't'en veux pas, va.
      Victoria fit un grand sourire avant de se peloter contre Rhys, qui passa affectueusement son bras autour de sa petite sœur. Une journée banale et comme les autres pour la famille Blythe.
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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 19 Déc - 2:20




      « sometimes, the life is unfair »

      Nous étions le 12 janvier 2009. Voilà neuf jours que Victoria avait fêté comme il se doit ses dix-huits ans. Certes, ce n'était pas la majorité, mais dix-huit ans était un âge symbolique, tout comme seize ou vingt ans. Dix-huit ans, c'était le passage de l'adolescence à la véritable vie. La jeune blonde savait qu'elle allait avoir plus de responsabilités et plus de devoirs. Mais elle ne s'en plains pas. Neuf jours après, alors qu'elle ne s'était presque pas remise des cadeaux offerts et de la fête organisée, Victoria se trouvait seule chez elle. Ses frères étaient repartis il y a déjà une semaine. L'un à Tampa et l'autre à San Francisco. Son père était partit faire des courses tandis que sa mère était partie hier au Canada pour le travail. Encore et toujours pour le travail, de toute façon. Seul Rhys semble avoir échapper aux mailles du filet. Par ailleurs, la demoiselle traficotait sur son ordinateur. Ce qu'elle y faisait sur son ordinateur? Ce détail n'a pas grand importance. Tout du moins, pas pour l'histoire. La jeune femme avait donc les yeux concentrés et le front plissé sur son écran quand le téléphone sonna. D'un geste las, Vicky roula des yeux avant de se lever en soupirant. Le téléphone continua de sonner et elle attrapa le combiné d'un geste rapide tout en appuyant sur le bouton pour activer l'appel.

        - Famille Blythe, bonsoir, j'écoute. dit-elle, d'un ton léger, tout en s'accoudant contre le mur.
        - Madame Blythe ?
        - C'est sa fille, Victoria. Qui êtes-vous ?
        - Bonsoir, mademoiselle Blythe. Je suis Rebecca Simpson, du service des urgences de Silver Lake. Votre père vient de subir un grave accident de voiture.
        - Et...Et alors, il va bien ? Il n'a rien de grave ?
        - Je suis désolée, nous n'avons rien pu faire. Votre père est mort il y a trente minutes.
        - ...
        - Mademoiselle Blythe ?
      La jeune fille avait déjà lâché le combiné. Son visage avait blanchi au fur et à mesure que cette brève et monstrueuse conversation passait. Victoria se trouvait maintenant assise par terre, fixant droit devant elle, les larmes arrivant peu à peu avant de tomber dans une véritable crise de larmes. Elle tapa ses cuisses, passa la main dans ses cheveux, hurla même. Son père, l'homme de sa vie, son modèle, son confident, son ami, son protecteur était mort. Emporté par la Grande Fauche. Et de manière banale. Pourquoi lui ? Pourquoi lui, bon sang ? Victoria se passait en boucle cette question dans sa tête, tout en cognant légèrement cette dernière contre le mur, les yeux fermés. Un membre de sa famille était partit. Elle avait toujours instinctivement plus proche de son père, même si sa famille était la chose la plus importante à ses yeux. Mais son père... Elle avait beau avoir deux grands frères, il était irremplaçable. Puis, dans un effort ultime, la jeune Blythe s'agrippa à la table du téléphone pour se relever. Essayant de retrouver son calme - en vain - elle attrapa le téléphone pour composer le numéro de sa mère. Tant pis si la communication était plus chère ; c'était bien le cadet de ses soucis.

        - Maman ?
        - Victoria ? Ça va ? Je suis en pleine confé...
        - Papa est mort. Papa est mort dans un accident de voiture. dit-elle avec difficulté.
        - ...
        - Maman ?
        - Préviens Rhys et Maât. Je prends le prochain vol pour Miami.
      Victoria laissa le combiné émettre le bip sonore de la communication coupée à son oreille avant de le baisser doucement contre sa recharge. La jeune femme regarda fixement en face d'elle. Maât allait mettre du temps pour revenir. Mais Rhys était juste à la porte d'à côté. Elle resta un moment dans ses pensées. Des pensées qui lui brisaient le cœur puisque toutes étaient tournées vers son géniteur. Son père qui ne passera plus le seuil de la maison. Son père a qui elle ne sautera plus dessus quand il rentrera. Son père qui viendrait plus la surprendre dans sa chambre. Son père qu'elle ne verra plus travailler dans son bureau. A ses pensées, Victoria repartit dans une nouvelle crise de larmes. Après avoir taper du poing contre le mur et ignorant la douleur, la jeune fille gravit les escaliers deux à deux. Arrivée dans sa chambre, elle attrapa son portable et se jeta dans son lit. Ses mains tremblantes, elle parvient d'un geste fébrile au numéro de Maât.

        - Allô ?
        - Maât ? C'est Victoria.
        - Hey, ça a pas l'air d'aller... Ça va ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
        - Non, ça va pas. elle se remit à pleurer de plus belle. P... Papa est mort.
        - Papa est quoi ?
        - T'as très bien compris. Ne me fais pas répéter, s'il te plait.
        - Je... Oui, d'accord... Tu as prévenu maman et Rhys ?
        - Rhys, pas encore. Maman, oui.
        - Bien. Il faut que tu préviennes Rhys... Je suis désolé Vicky, je dois y aller là.
      Victoria n'eut pas à attendre qu'il raccroche qu'elle avait déjà éloigné le téléphone de son oreille. Son corps tremblant toujours, elle passa une main sur son visage pour enlever toutes les larmes séchées sur ses joues, ainsi que de tenter d'apaiser ses yeux gonflés. Assise en tailleur sur son lit, la peluche que lui avait offerte ses parents quand elle avait deux entre les jambes, elle se décida enfin de baisser de nouveau la tête vers son portable et de chercher le prochain et dernier numéro : celui de Rhys. L'affichage ouverte sur sa page, le pouce sur le bouton vert, elle ferma une nouvelle fois les yeux et poussa un grand soupir, qui se voulait apaisant. Reniflant, Vicky appuya sur le bouton et rapprocha son appareil à son oreille.

        - Allô ?
        - Rhys, papa est mort.
        - Tu déconnes ?
        - Tu crois que j'ai l'air de rigoler ? dit sa voix mélangeant pleurs et début de colère.
        - ...
        - Rhys ?
        - Je rentre tout de suite.
      La demoiselle était sidérée que son frère pouvait croire qu'elle oserait ce genre de plaisanterie. On ne rigole pas avec la famille. Et il le savait pertinemment. Mais Victoria ne pensait plus à ça. Elle sauta hors de son lit, et se dirigea instinctivement vers la salle de bain. Un geste peut-être débile mais la blonde attrapa le parfum de son père pour en mettre sur la peluche qu'elle avait emporté avec elle, ainsi que sur son poignet et son cou. La jeune Blythe prit direction vers la chambre des parents et s'installa à la place de son géniteur. Quelques minutes après, les jambes recroquevillées sur elle, elle s'endormit, les larmes plaquées contre ses joues. Ce fut dans cette position, en fin de soirée, que Rhys trouva sa sœur.

      Nous étions le 12 janvier 2009. Et Victoria ne s'est jamais sentie aussi meurtrie que ce jour-là.
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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 19 Déc - 2:21




      « everybody needs help »

        - Mademoiselle Blythe, pourquoi pensez-vous être ici ?
      La concernée continua à regarder le plafond. Allongée dans le canapé typique d'une salle de psychologue, elle était accompagnée d'une typique psychologue : de sexe féminin, les lunettes sur le nez, dans un grand fauteuil en cuir, les cheveux attachés dans un chignon serré, stylo d'une main, bloc de l'autre et la mine faussement intéressée. Madame Applewhite ressemblait à toutes les autres. Elle était banale, ordinaire et ne sortait pas du commun. Mais la jeune Blythe s'obstinait à ne pas la regarder. La blonde était allongée sur le canapé, les mains croisées sur le ventre et ses yeux bleus fixant sans ciller le plafond. A sa question, elle émit un soupir. A vrai dire, elle n'avait pas la moindre idée de sa raison ici. Ou, tout du moins, c'est ce qu'elle essayait de faire croire. Depuis quelques temps, Victoria éprouvait une culpabilité qui ne l'avait pas quitté une seule fois. Une culpabilité assez forte pour lui faire faire des crises assez fréquentes à la maison. Mais elle ne dira rien. Elle ne dira rien. Absolument rien. Déjà car elle ne le pouvait pas. Et aussi car elle ne le devait pas. Vicky haussa donc les épaules.

        - Certainement parce que ma famille le voulait.
        - Comment vous sentez-vous ?
      Victoria roula des yeux ; en règle générale, si l'on va voir un psychologue, c'est que l'on est pas forcément au meilleur de sa forme. Mais la blonde passa une main dans ses cheveux, avant de se redresser.

        - Mon père est mort il y a trois mois et mon grand-père a donné l'âme il y a à peine deux jours ; comment pensez-vous donc que je me sens ? D'une humeur à faire la danse de la joie ?
        - Calmez-moi, Victoria.
        - Mais je suis entièrement calme, madame. Vous voulez que je vous parle ? Très bien. Je me sens horriblement mal. Mal à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Mais je n'ai aucune idée de ma raison ici et je n'ai strictement rien à vous dire.
      La jeune Blythe se leva et parcouru avec de grandes enjambées la pièce. On lui avait toujours dit d'essayer de contrôler ses émotions. Et elle avait réussi à le faire. Jusqu'à ce que ce jour arrive. Depuis, Victoria avait les nerfs en émoi et ce n'était guère le moment d'en rajouter une couche par une psychologue qui ne sait même pas garder son propre mari. La main sur la porte, elle se retourne une dernière fois.

        - Si ma mère appelle, dites-lui que je vais bien. Que ce n'est qu'une petite faiblesse passagère. Bonne journée, madame.
      Victoria ne pouvait pas mêler sa mère à cette histoire. De toute façon, depuis la mort de son mari, cette dernière se faisait de moins en moins présente. Tout comme sa fille, elle se jetait corps et âme dans le travail pour oublier la douleur et le chagrin. Mais il y avait un sentiment plus vif, plus puissant et plus profond qui la détruisait un peu plus chaque jour.
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