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PRESENTATION

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TABBY ★ je n'trouves pas ma place dans vos fantasmes.
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MessageSujet: PRESENTATION Ven 13 Nov - 19:40



    I. WHAT ABOUT YOU ?



Tabitha Johnstone. Un prénom passablement original et très rare, puisant ses origines dans la culture hébreu. Mais elle se fait surnommer Tabby, malgré le fait qu'elle apprécie ce trait d'originalité. Cette jeune demoiselle a, présentement, dix-neuf ans et elle est née le 15 avril 1990. Il fut un temps, elle était fiancée. Mais suite à quelques problèmes, et à l'incompréhension de l'homme de la situation, Tabby se considère célibataire à l'heure actuelle. Elle a déménagé à Miami dans le but de sortir du trou perdu qu'était sa ville natale car elle aurait très bien pu étudier son domaine de prédilection non loin de chez elle, autrement dit le théâtre. Sensible, fleur-bleu, naïve, renfermée sur elle-même, inaccessible, parle très peu d'elle, studieuse, travaillante, solitaire, minutieuse, première de classe, chiante, directe, n'aime pas qu'on l'approche sans raison, calme, sèche, indépendante.



    II. THANKS FOR THE MEMORIES .



    CHAPTER ONE | to discover oneself
      ACT I THE DREAM
      ACT II THE EXPERIENCE

    CHAPTER TWO | to be in love
      ACT I THE MEETING
      ACT II THE PRESENT

    CHAPTER THREE | to fly with my own wings
      ACT I THE ANNOUNCEMENT
      ACT II THE RESULT


    III. AND IF WE WANNA KNOW MORE ?



Depuis combien de temps habitez-vous à Ocean Grove ? Voilà bien un an que j'ai posé mes valises à Miami. D'ailleurs, je n'habite pas vraiment à Ocean Grove mais dans une résidence université à la faculté où je suis inscrite. J'ai voulu quitter Portland, situé en Maine. Autant dire que la différence de climat s'est vite fait ressentir, autant sur mon moral que sur ma peau. J'en avais assez de vivre dans une ville paumé dans le nord des Etats-Unis. J'ai donc plié bagages pour venir ici. Mes parents n'étaient guère ravis mais je n'avais pas l'intention de rester éternellement à Portland. Il était peut-être temps pour moi de prendre mon indépendance et de voler de mes propres ailes. Quelle est votre impression sur ce quartier résidentiel, ses habitants, etc ? La première fois que j'ai franchi les limites du quartier, je me suis émerveillée devant ces maisons si parfaites, si bien entretenues et naturalisées au possible. J'ai trouvé l'endroit très agréable. D'ailleurs, le lieu en lui-même l'est toujours, à mon avis. Cependant, j'ai bien vite désenchanté quand j'ai appris que ces merveilleuses bâtisses avaient un coût - c'était certainement que j'avais omis de penser dans mes calculs. Je ne vis pas à même le quartier cependant, j'ai pu remarqué que les habitants étaient, dans l'ensemble, souriants et chaleureux. Ils avaient ce moral qu'ils nous faisaient défaut, à nous, les gens du Nord. Cela devait certainement être la différence de climat. Mais je n'ai pas plus d'avis sur eux car je ne les connais pas vraiment, à vrai dire. Quel est le plus gros regret de votre vie ? Au jour d'aujourd'hui, je ne pense pas avoir de réels regrets. Mais il y a certainement plusieurs regrets que je pourrai avoir, comme le fait de n'avoir pas pu la retenir, de m'être fiancée - avec le temps, je m'en rends compte que c'était certainement l'idée la plus stupide que j'ai pu avoir dans ma vie. Au final, oui, mes deux grands regrets sont des regrets purement amicaux et sentimentaux. Après, de moindres mesures, il y a aussi des jours où je ressens le besoin d'avoir la présence parentale auprès de moi. Finalement, à tout bien y penser, je n'ai pas d'énormes regrets prêts à me détruire la vie à chaque minute mais juste assez pour me fournir quelques remords amers. Comment vous imaginez-vous mourir ? En voilà une question. A vrai dire, je n'y ai jamais vraiment pensé. La mort me fait un peu peur ; être enterrée six pieds sous terre, dans le noir, dans un cercueil... Cette vision m'effraie totalement, pour tout vous avouer. C'est pour ça que je n'ai pas vraiment réfléchi à la façon dont je passerai mes dernières heures. De façon idyllique, si je pouvais mourir à cent ans passés, après avoir vu le visage angélique de mon arrière-petit-enfant, dans mon sommeil, ça pourrait être tout bonnement parfait. Mais mon côté raisonnable me murmure que seule l'épargne de souffrance est demandée dans mon vœu. Avez-vous des particularités, des manies ou autres ? Il se trouve que ma mère a fait ses études en France et a eut la bonne idée de me transmettre quelques brides de son savoir sur la langue de Molière. Avec ma facilité d'apprentissage et de connaitre toujours tout, je parle donc l'anglais - forcément - le français, l'espagnol et quelques mots brefs en allemand et en chinois - langue dont je compte enrichir mon apprentissage. Ensuite, je ne sais pas si c'est à noter dans les particularités puisque je ne le considère pas comme telles, mais je suis bisexuelle. Voilà un long moment que je l'ai découvert et je l'assume entièrement. Il n'y aucune honte d'aimer les femmes autant que les hommes, à mon avis. Je suis gauchère, je n'ai pas les oreilles percées, j'adore lire. Je pratique du théâtre depuis que j'ai cinq ans et je compte bien en faire mon métier. Il n'est pas rare de voir mes ongles coupés à court - ce n'est pas forcément un signe de nervosité mais un simple tic. Quand je réfléchis, j'ai l'habitude de m'attacher les cheveux. J'ai une petite cicatrice en dessous de l'oreille droite, suite à un accident stupide que j'ai eut quand j'étais enfant. Je crois que c'est tout. Et bien suffisant.


    IV. NOW, JUST STOP HIDING !?

Tabby est représentée par la magnifique Emma Watson. & c'est un scénario de Analee Schmidt. Il se trouve que j'ai un autre compte sur le forum. Le code est Dirty Secret. Avec les mois, je trouve ce forum toujours plus magnifique, avec des intrigues du tonnerre et des membres extra. Note | les superbes bannières qui embellissent cette présentation ont été créé par The Kills Tricky.



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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 14 Nov - 0:30



CHAPTER ONE | to discover oneself


LJ | milly91 & banjotime

    ACT I THE DREAM

Je veux faire ça, plus tard, maman. annonçait alors la fillette de quatre ans et des poussières, en montrant du doigt la scène.

La famille Johnstone se retrouvait dans une salle de spectacle, avec un théâtre léger pour enfants qui se jouait sur les planches de la scène principale. Et quand bien même c'était un simple spectacle avec des personnes déguisées, la jeune Tabitha était totalement subjuguée, surtout par la jolie fille aux boucles rousses qui semblait s'amuser comme une petite folle. La fillette avait ses yeux bruns qui pétillaient d'une nouvelle frénésie. Elle aussi, elle voulait s'amuser comme ça. Elle aussi, elle voulait être quelqu'un d'autre le temps de quelques instants.

En voilà, une idée, ma fille. Tu aimes ?

En guise de réponses, la fillette secoua la tête, les yeux toujours rivés vers la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Ses parents se regardèrent et eurent un léger sourire complice. Déjà, à peine haute comme trois pommes, la petite Tabitha démontrait une maturité assez précoce. Elle épatait un peu plus ses parents chaque jour, et cette nouvelle vocation lui fut soufflée comme par enchantement au creux de son oreille. Par bonheur, ses parents ne firent pas entrave à sa demande et l'inscrive, en septembre qui suivait, à des cours de théâtre. Tabby avait de la chance ; jamais ses géniteurs n'ont pensé à lui barrer la route et à la faire renoncer à ce rêve totalement dingue qu'était celui de devenir comédienne. Bien sûr, ses parents avaient, dans le fond, espéré que ce ne soit qu'un rêve enfantin. Après tout, on a tous voulu un jour devenir acteur, chanteur ou tout autre art à reconnaissance. Cependant, avec les années, leur fille avait toujours cette ambition folle qui prenait de plus en plus d'importance dans sa tête. Tabitha savait que son projet d'avenir était inouïe. Mais elle comptait assez sur son intelligence pour la sortir de n'importe quelle situation. Même si elle avait toujours un peu peur, elle n'en restait pas moins déterminée dans ses rêves. De plus, la jeune fille des planches ne ressemblait en rien à celle de tous les jours. Tabby a vite comprit ce qu'interpréter un personnage signifiait et elle n'hésite pas à se donner corps et âme dans une passion qu'elle adore. Ne pas être elle le temps d'une scène était quelque chose de plutôt grisant et elle en profitait toujours un maximum. Laisser ses soucis, son caractère, sa vie et ses habitudes pour entrer dans la peau de quelqu'un d'autre était tellement facile pour elle. Nous pouvions dire que cela pourra certainement lui servir dans un monde comme celui d'Ocean Grove.

    ACT I THE EXPERIENCE

Allez, Tabby, un verre de plus ou de moins, où est la différence ? Allez, bois ! Charlotte Walkers poussa le verre vers la jeune blonde, qui hésita, malgré son état d'ébriété légèrement avancé.
Je ne pense pas que ce soit une...
Arrête un peu avec ta moral à la con. T'es jeune, autant en profiter. & puis, je t'ai que je pouvais t'héberger pour la nuit si ce sont les parents ton souci.

Charlotte s'impatientait, Tabby le sentait. Malgré sa tête qui tournait et ses gestes qui étaient encore plus maladroits que d'habitude, elle prit le verre posé devant elle pour y boire son contenu dans une légère grimace. Dieu qu'elle n'aimait pas la bière. Pourquoi ses amis ne vivaient que de bière et de dévergondage ? Enfin, Charlotte en particulière. Après tout, la seule pour laquelle la jeune blonde s'était déplacée, c'était bien pour elle. Tabby grimaça encore plus alors que son amie tapait dans ses mains, l'air passablement ravi.

Alors, comment tu te sens ? Tabby plissa le front, comme pour tenter d'arrêter le tournis, avant de porter sa main à sa gorge, ce qui inquiéta soudainement Charlotte. Tabby ?
On peut pas juste rentrer chez toi ? S'il te plait, Chuck.
Euh,... Ouais, si tu veux, bien sûr.

Les deux filles prirent leurs affaires et, après que Charlotte informait quelques personnes de leur départ, Tabby se dirigea précipitamment vers la porte pour aller prendre l'air. Elle en avait furieusement le besoin. Ses jambes avaient de la peine à tenir son buste et sa tête tanguait de plus en plus. C'était insupportable. Toujours sa main au niveau de sa gorge, elle avait maugréait contre elle-même de ne pas s'être écoutée. Mais elle ne connaissait pas réellement ses limites. Elle n'avait que quatorze ans, comment pouvait-elle le savoir ? Elle n'avait quasiment jamais bu de sa vie, à part quelques apéritifs avec ses parents, avant d'aller manger. Mais Charlotte avait une telle influence sur sa personne que Tabby n'osait pas la contredire. Et voilà le résultat. Après un trajet en voiture qui parut une éternité pour la jeune Johnstone, qui avait posé sa tête contre la vitre de l'engin et n'avait prononcé un mot, elles arrivèrent enfin à la maison Walkers.

Tu penses pouvoir aller dans ma chambre sans aide ? Faut que je range la voiture sinon, mes vieux risquent de me tuer.

Tabby hocha la tête tout en sortant de la voiture. Déboutonnant son manteau en même temps qu'elle remontait l'allée, elle fut frappée par la chaleur ambiante de l'entrée. A moins que ce soit l'alcool qui lui fasse cet effet. Elle secoua la tête tout en montant l'escalier principal, en se retenant tant bien que mal à la rampe et en tentant de se faire la plus silencieuse et discrète possible. Elle ignorait si les parents de Charlotte étaient là, s'ils dormaient ou même s'ils savaient qu'elle venait dormir sous leur toit. Alors qu'elle s'écroulait sur le lit deux places de son amie, cette dernière entra, l'air d'une véritable pile électrique. A croire que l'alcool n'avait pas le même impact selon les personnes. Relevant sa tête tout en portant sa main sur son front, Tabby regarda Charlotte, qui s'était déjà dirigée vers sa penderie.

Tu es un peu plus fine que moi alors tu devrais passer impec' dans un de mes trucs.

Tabby n'avait pas le courage ni la force de la suivre dans l'étalage de ses vêtements. Tout ce qu'elle voulait, c'était dormir pour ne plus se sentir molle et dépourvue du contrôle de son être entier. Un bâillement fut lâché alors qu'elle relâchait son buste sur le matelas. Quelques secondes et recherches après, Charlotte lui montra une de ses chemises de nuit avant de la lui balancer mollement.

Tabby, un peu d'effort. Enfiles ça. Je serai juste à côté.

La concernée grimaça une nouvelle fois. Quelques minutes après, Charlotte était de retour, en pyjama. Tabby fronça des sourcils en la voyant. Non pas par la manière dont son amie était habillée mais plutôt vis-à-vis de la première pensée qui lui traversa l'esprit face à cette apparition. Elle trouvait son amie jolie et attirante. La jeune Johnstone se mordilla la lèvre avant de secouer la tête. C'était certainement l'alcool qui lui faisait penser des choses pareilles.

Je dors où ?
Ben... Dans mon lit. Il est deux places, autant en profiter.

La voix de Charlotte était banale, comme si ça lui paraissait évident. Mais Tabby se sentit terriblement mal à l'aise. Mais elle se tut, préférant garder son mal-être pour elle. Elle baissa les yeux quand son amie se glissa dans son lit, honteuse d'avoir eut une telle pensée. Quelques minutes après, la jeune Johnstone était aussi sous le drap, le visage rivé au plafond, interrogative. Et malgré l'alcool, elle essayait tant bien que mal de remettre de l'ordre dans ses pensées, alors que Charlotte lui prit la main.

J't'aime bien, Tabby, tu l'sais. elle tourna la tête vers son amie et elle fut frappée de voir un léger sourire sincère à ses lèvres. lèvres passablement attirantes, au passage.
Moi aussi. répondit-elle, en essayant de cacher son désarroi. un silence se fit alors que Charlotte s'était rapprochée.
Mais vraiment bien. Tabby coupa le contact de leurs regards, sentant son pouls s'accélérer brutalement. elle ne savait pas quoi dire et sa bouche resta close. Je peux essayer quelque chose ?

La jeune Walkers n'attendit pas la réponse de son amie que ses lèvres étaient plaquées contre les siennes. D'abord surprise et choquée, totalement prise au dépourvue, Tabby ne réagit pas. Elle était juste pétrifiée par le geste de son amie. Puis, elle y répondit d'abord timidement avant d'y mettre plus d'entrain. C'était assez étrange d'y ressentir du plaisir. Oui, c'était étrange mais agréable de se sentir aussi bien dans les bras d'une fille. Tabitha avait quatorze ans quand elle embrassa pour la première fois une fille.



Dernière édition par Admin le Dim 15 Nov - 13:32, édité 36 fois
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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 14 Nov - 0:30



CHAPTER TWO | to be in love


LJ | forblueskys & ng-x

    ACT I THE MEETING

Tu es prête, ma chérie ?
Bien sûr, maman.

Elle n'était pas prête. Elle n'était pas prête à aller se frotter à cette nouvelle famille qui l'attendait à l'étage en-dessous. Elle n'était pas prête à le voir lui, spécifiquement. Tabitha Johnstone n'était pas prête à se fiancer alors qu'elle n'était qu'à l'aube de ses dix-sept ans, tout simplement. Cependant, la surnommée Tabby était une demoiselle qui se pliait toujours à la volonté familiale. Elle n'aimait pas froisser ses parents, et encore moins les énerver. Aussi fut-il pour cela qu'elle n'osait quasiment jamais levé le ton plus fort qu'eux, de peur à les voir s'irriter par sa faute. Or, tout ce qu'elle voulait, c'était leur faire plaisir. Parce qu'il était presque naturel pour elle de faire passer les désirs de ses parents avant les siens. Tabby s'observait alors dans le miroir, tout en caressant mollement sa robe, comme pour y faire disparaitre des plis invisibles. Habituellement, dans les idéologies familiales, on attendait le dix-huitième anniversaire de la demoiselle à fiancer avant de la soumettre à la tradition et de lui faire rencontrer ce qu'on appelle, un promis. Cependant, la jeune Johnstone savait que sa bisexualité a certainement accéléré les choses, en ce qui la concernait. Non pas que ses parents avaient mal pris l'idée que leur fille pouvait être autant attirée par les filles que les garçons - c'étaient des parents plutôt ouverts d'esprit - mais peut-être qu'ils pensaient faire tanguer les préférences de leur fille plus d'un côté que de l'autre en la fourrant le plus vite possible aux bras d'un type qu'elle ne connaissait absolument pas. D'ailleurs, Tabby était nerveuse. Ses mains étaient moites et elle ressentit le besoin pressant d'aller se planquer dans son lit pour ne jamais y ressortir. Elle n'était pas plus nerveuse de rencontrer celui qui, apparemment, la comblera jusqu'à la fin de ses jours que par le fait de se retrouver au centre de l'attention. Elle n'aimait pas être au centre des regards. Et pourtant, cette journée était sienne, semblait-il. Sa mère était rentrée dans la chambre, ayant perçue la lenteur de l'arrivée de son unique fille à descendre en bas.

Tu es magnifique, Tabby. Allez, viens, il faut descendre, tout le monde t'attend.

Julie Johnstone prit alors sa fille par les épaules pour ensuite la diriger vers la sortie, qui hocha mollement de la tête. Tabby passa un doigt dans une de ses boucles blondes, lâchant un soupir bref, signe de sa lassitude. Elle serait bien restée enfermée dans sa chambre, cette après-midi. Elle n'était peut-être pas chez elle, mais elle avait emporté quelques devoirs qu'elle avait à faire. Au moins, cela aurait été beaucoup plus utile à faire que ce qu'elle devait subir. Mais elle devait le faire. Pour ses parents. C'était la moindre des choses. La tête baissée, Tabitha semblait être plus intéressée par les marches que par les visages qui se tournaient vers elle alors qu'elle progressait dans sa descente. Son cœur s'affolait désagréablement dans sa poitrine et elle avait la furieuse impression que tout le monde pouvait l'entendre.

Te voilà enfin, Tabitha. On commençait à s'impatienter. annonça Dimitri Johnstone, en se précipitant vers sa femme et sa fille tout en prenant les mains de cette dernière.
Désolé, je...

Mais elle n'eut le courage de trouver une excuse bidon. Tabby se sentait bien trop mal pour en rajouter un peu plus. Et puis, mentir est un pêché. Aussi, quand elle secoua la tête, son père l'entraina vers le jardin, où la jeune fille fut éblouie par le soleil texan. Quelques minutes après, Tabby se trouvait face à un grand brun, qui avait un an de plus qu'elle, et qui la transperçait déjà de ses grands yeux bleus.

Tabby, voici Lucas Fitzroy. Lucas, voilà ma fille, Tabitha.
Ravi de te rencontrer, Tabitha. déclare le jeune homme en question, en souriant. la concernée resta un moment silencieuse avant d'ouvrir la bouche.
Je... On m'appelle Tabby.

Finalement, cette communion arrangée n'était peut-être pas une si mauvaise idée.

    ACT II THE PRESENT

Joyeux anniversaire, ma belle. lui glissa tendrement Lucas au creux de l'oreille de la dénommée, tout en décalant doucement une de ses mèches blondes. Dis moi ce qui te ferrait plaisir.

Tabitha eut un léger sourire tout en penchant sa tête sur le côté, laissant ainsi l'opportunité à son compagnon de lui parsemer le cou et l'épaule de baisers. Aujourd'hui, elle fêtait ses dix-huit ans. En somme, pour elle, ça ne comptait pas énormément. Mais pour Lucas, apparemment, c'était une date à mémoriser dans le calendrier. Le 15 avril. Voilà plus d'un an qu'ils se fréquentaient et le moins que l'on puisse dire, c'était que leurs parents avaient eut le flair. Ils ne se ressemblaient pas, ils se complétaient. Tabby se retourna vers le jeune homme tout en passant ses bras autour de son cou. Elle n'était pas forcément très démonstrative dans ses sentiments mais dans l'intimité, elle pouvait montrer un véritable débordement d'amour et d'affection. Et Dieu savait qu'elle était éprise totalement de Lucas. Ses fiançailles avaient été, finalement, une bonne chose.

Tu sais bien que je ne veux rien de particulier. Juste toi me suffira amplement. Lucas poussa un léger soupir ; lui qui pensait qu'elle avait changé d'avis durant les dernières vingt-quatre heures, et bien, il s'était trompé. il passa une main dans les cheveux de la demoiselle, une moue suppliante au visage.
S'il te plait, Tabby. Si tu ne veux pas que je te fasses plaisir, fais-moi au moins le plaisir de me dire ce que tu veux. la concernée eut un sourire avant de l'embrasser légèrement sur le bout des lèvres.
Pour l'instant, je dois aller en cours. Ça serait bête que j'arrive en retard.

Et elle l'abandonna dans le salon de la maison des Johnstone, située à Portland, dans la Maine. Il avait quitté son Texas natal pour s'installer non loin de chez elle. Ses parents étant plutôt des personnes qui gagnent de leur vie facilement, Lucas n'avait aucun mal à vivre dans une maison tout seul tout en suivant des études de gestion. Tabby fila illico presto au lycée, sa dernière année. Son anniversaire lui passa outre toute la journée, trouvant plus passionnant de méditer sur des équations ou des faits historiques qu'à son cadeau. De toute façon, elle n'aimait pas fêter son anniversaire, depuis quelques années. Elle avait toujours un goût amer dans la bouche quand le 15 avril, car il lui manquait quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Le soir même, elle eut un sourire amusé en voyant la voiture de son fiancé garée sur le parking du lycée, son propriétaire accoudé au capot avant, bras croisés.

Le carrosse de mademoiselle est arrivé. la concernée eut son sourire qui grandissait au fur et à mesure qu'elle s'approchait de lui, zappant totalement les regards de ses camarades.
J'ignorai avoir demandé un carrosse pour mon anniversaire.

Quelques minutes après, Tabby franchissait le seuil de la maison de Lucas. Celle-ci se trouvait être largement plus moderne et plus grande que celle qu'elle habitait toujours. Cependant, elle commençait à avoir l'habitude de cette pointe de classe qu'avait son compagnon. Ce dernier l'attira contre lui alors qu'il venait de refermer la porte principale.

J'ai eut l'autorisation de tes parents pour te kidnapper pour la soirée, si ça t'inquiètes.
A vrai dire, je n'ai même pas eut l'occasion de penser à eux, pour l'instant. répondit-elle, dans un sourire taquin.
Voilà qui est appréciateur.

Et il fonda sur ses lèvres comme si c'était la dernière source d'air disponible, tout en la serrant un peu plus contre lui. Tabby se laissa faire, exactement comme une poupée dans les mains de son créateur. Elle répondit avec délicatesse avant d'y mettre un peu plus de passion. Quand il sentit les choses devenir un peu plus brûlantes, Lucas se détacha lentement.

Et si on allait manger un morceau ? Tabby baissa les yeux, comme si elle venait de commettre une faute. puis, elle secoua la tête tout en la remontant.
Bonne idée. J'espère que tu n'as pas prévu un repas grandiose parce que, tu connais mon appétit. Il n'est pas le plus gourmand.

Et ce fut un sourire satisfait qui se dessina sur ses lèvres quand elle vit une boîte de pizza sur la table basse. Tabby aurait sûrement été mal à l'aise s'il avait prévu un repas gastronomique avec des chandelles et tout ce qui allait avec. Apparemment, il avait réussi à la connaitre assez, en un an, pour savoir qu'elle n'appréciait guère ce genre de mises en scène. Après avoir regardé un dvd, manger et parler pendant plus d'une heure, Lucas sortit de sa poche un boitier en velours. Tabby arqua les sourcils avant de rouler des yeux quand il la lui tendit, un sourire aux lèvres.

Qu'est-ce que je t'avais dit, Luke ?
N'oses pas me le refuser, s'il te plait. Elle a appartenu à ma grand-mère et elle a une grande importance pour moi.
Luke, je...
Ouvres. S'il te plait.

Tabby était assez mal à l'aise. Une bague à valeur sentimentale ne devrait pas venir en sa possession. Elle pouvait être une véritable maladroite, quand elle s'y mettait. Et puis, imaginons que la grand-mère Fitzroy ne l'aime pas, elle serait certainement en train de se retourner dans sa tombe à cet instant même. Mais elle ne broncha pas et ouvrit le boitier. On ne pouvait qu'admirer la beauté du bijou malgré son ancienneté. Cette bague devait certainement avoir une histoire derrière elle, histoire qu'elle ne demande qu'à connaitre.

Cette bague passe quasiment de génération en génération. Cependant, ma grand-mère qui l'avait est décédée il n'y a que quelques mois et je lui ai promis de l'offrir à celle qui comptera le plus pour moi.

Tabitha ne trouva même pas les mots pour répliquer. Sa voix restait coincée dans sa gorge et rien ne semblait vouloir sortir de ses lèvres. Mais elle était non seulement émue mais aussi troublée. Troublée par les paroles de Lucas. Bien sûr, en un an, elle a eut le temps de connaitre et d'entendre tous ses mots doux. Mais aujourd'hui n'était pas un jour habituel. Et on pouvait dire qu'elle était totalement prise au dépourvu.

Merci, Luke. chuchota-t-elle, n'osant même pas sortir la bague de son écrier.
Donne moi ta main.

Tabby s'exécuta. Le jeune homme sortit le bijou pour le glisser précautionneusement à l'annulaire gauche de sa fiancée. Cette dernière observa son doigt un moment et silencieusement, comme pour honorer le fait que ce soit elle qui la portera durant les prochaines années. Pour certains, cela pourrait paraitre totalement stupide mais pour elle, c'était une façon comme une autre de respecter le symbole et l'histoire de cette bague. Puis, Tabby releva la tête et son regard brun se plongea dans celui de Lucas, qui prit toute sa main pour l'attirer lentement vers lui. La jeune Johnstone s'approcha avant de se retrouver à califourchon sur lui, à l'embrasser avec plus de fébrilité que ce n'était permis. Quelques minutes après, ils se retrouvaient au premier étage, dans la chambre du jeune homme.

Tabby... Tu es sûre ?
Certaine.

Non seulement pas peu fière d'avoir intégrée de façon presque officielle la famille Fitzroy, Tabitha Johnstone a perdu sa virginité le soir de ses dix-huit ans. Les surprises n'étaient-elles donc pas les meilleures cadeaux et les plus savoureuses ?



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MessageSujet: Re: PRESENTATION Sam 14 Nov - 0:30



CHAPTER THREE | to fly with my own wings


LJ | thenelf & forblueskys

    ACT I THE ANNOUNCEMENT

J'ai quelque chose à vous dire.

Ça y est. Elle s'était enfin lancée. Tabitha faisait face à ses parents et Lucas, le visage sérieux et les mains reliées. Elle n'était pas certaine de leurs réactions mais elle devait se jeter à l'eau. C'était maintenant ou jamais. C'était certainement la première fois qu'elle leur avait caché quelque chose. D'autant plus que c'était un choix et une décision qu'on ne pouvait pas prendre légèrement. Les trois pairs d'yeux rivés sur elle, elle aurait aimé être six pieds sous terre. Prenant une bouffée d'inspiration, Tabby se jeta alors à l'eau.

J'ai été accepté à l'université de Miami pour mes études de théâtre.
Miami ? Mais tu ne nous l'as pas dit ! Tabby, pourquoi tu es allée t'inscrire à l'université de Miami ? L'université de Portland est tout aussi bien ! sa fille se tripota les mains nerveusement tout en baissant la tête.
Oui, je sais, mais... J'ai validé mon admission à celle de Miami.
Mais... Ma chérie, pourquoi partir si loin ? Tu n'es pas bien, ici ?

Sa mère s'était levée et approchée de sa fille, passant la main dans les cheveux de cette dernière. Tabitha détourna la tête, comme pour inciter sa mère d'arrêter. Ne comprenaient-ils donc pas ? Ses traits se crispaient lentement sous l'irritation mais aussi sous la frayeur. Elle n'avait jamais osé contredire ses parents, aller à l'encontre de leurs décisions ni même protester. Elle avait toujours été une fille sage et obéissante. Pourquoi donc, damne, ne pouvaient-ils pas comprendre ?

C'est pas ça, maman. Mais je veux changer un peu d'air, d'horizon. J'en ai marre de voir toujours les mêmes personnes, les mêmes têtes, les mêmes maisons et la même ville. J'ai besoin de changer, de voir un peu du pays. Je ne vais pas devenir comédienne en restant coincée ici toute ma vie.

Son débit de parole était rapide et son ton était un peu plus sec. Tabby ne voulait pas s'énerver, elle voulait simplement que son entourage proche et familier comprenne et accepte sa décision. De toute façon, même s'ils n'étaient pas d'accord, cela ne changerait pas la donne. Sa présence à l'université de Miami était requise pour le mois d'après, en septembre. Et pour une fois, elle ne comptait pas faire passer ses désirs en second plan. Passant sa main dans ses cheveux, elle attendait que quelqu'un prononce un mot. Mais ils semblaient attendre à ce qu'elle leur dise que ce n'était qu'une petite plaisanterie. Seulement, Tabby ne rigole jamais quand il s'agit d'études. Son visage sérieux et fermé fit alors réagir Lucas en premier.

Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant ? Pourquoi tu nous en as pas parlé avant ?
Parce que j'avais peur que vous refusiez !
Et c'est le cas. Je refuse que t'y aille.
C'est trop tard. chuchota sa fille, les yeux rivés sur ses mains.
Rien n'est trop tard, jeune fille. Tu vas appeler cette école et leur dire que tu ne seras pas parmi eux à la rentrée prochaine. Point.

Son père se leva de son fauteuil et sortit de la pièce, comme pour montrer que la discussion était close. Tabby se mordilla légèrement la lèvre, mi-peinée et mi-frustrée. Lucas ne bougea pas du canapé. Il semblait perdu dans ses pensées, abasourdi par l'annonce qu'il venait d'entendre. Quant à sa mère, elle s'approche de sa fille et lui adressa un léger sourire.

Ne t'en fais pas, ma belle. Ton père est juste un peu pris au dépourvu. Tu tiens vraiment à y aller ? Tabby hocha la tête, silencieusement. Alors tu iras. Tu as réussi tes examens brillamment, considère cela comme ta récompense. C'est ta vie et nous respecterons chaque choix que tu prendras. En attendant, laisses-moi m'occuper de ton père. Tout va s'arranger, ma chérie, je te le promets.
Merci maman.

Tabby sourit légèrement à sa mère, qui partit sur les traces de son mari. Son regard brun se posa alors sur Lucas, qui n'avait pas bougé d'un millimètre. Elle se mordilla la lèvre avant d'aller s'asseoir à ses côtés, hésitante. Elle resta silencieuse, les mains jointes posées sur ses cuisses. Elle n'osait pas parler de peur de le brusquer plus qu'il ne semblait l'être. Cependant, sous le silence pressant qui s'installait et face à son fiancé qui restait éperdument les lèvres closes, Tabby se mit à parler d'une faible voix.

Je suis désolée, Luke.
Pas plus que moi.

Et sans un autre mot de plus, il se leva et partit à son tour, laissant la jeune Johnstone seule dans le salon face à ses pensées. Les choses se montraient bien plus compliquées qu'elle n'avait pu l'imaginer. Et c'était la mort dans l'âme qu'elle retourna dans sa chambre, continuer à préparer ses affaires.

    ACT II THE RESULT

Un an après avoir atterri à Miami, la vie de Tabitha n'est plus exactement la même. Sa mère avait réussi à faire accepter à son père le fait que sa fille partait pour Miami. Ils n'hésitent pas à venir lui rendre visite pendant les vacances. Et même si son père en profite toujours pour lui demander si tout se passe bien, si la maison ne lui manque pas et qu'elle peut revenir quand elle le voulait, Tabby n'était pas dans la perspective de rentrer à la maison. Miami lui changeait tellement de Portland. Cependant, son fiancé, Lucas, n'avait toujours pas accepté la chose. Il n'avait pas accepté le choix de la jeune fille et ne semblait ne plus vouloir lui parler. Après l'annonce qu'elle avait fait, Lucas ne l'avait plus contacté, alarmant même les parents de la jeune fille. Cette dernière apprit qu'il était retourné dans le Texas, pour se ressourcer et mettre ses idées au clair, parait-il. Peut-être qu'il fut vexé de ne rien en avoir sût avant. Peut-être aussi qu'il aurait aimé que Tabby lui demande de l'accompagner - après tout, il aurait eut largement les moyens de s'offrir un logement dans le charmant quartier d'Ocean Grove. Mais Tabitha voulait marcher de ses propres pas, de se mettre un peu en danger, de vivre quelque chose de nouveau. Elle avait une envie d'action, dans sa vie. Et elle voulait aussi s'éloigner de ce monde de Portland, qui se résumait bien trop à un banal quotidien d'une personne âgée. Or, elle n'avait que dix-neuf ans et toute la vie devant elle. Face à la ténacité de Lucas à esquiver tous ses appels, voilà presque un an qu'elle se considère comme célibataire. Elle porte toujours sa bague au doigt, attirant ainsi les regards les plus attentifs et les plus curieux, parce qu'elle avait une bien trop grande importance à ses yeux pour qu'elle puisse la ranger quelque part - et risquer de la perdre. Tabby entrait alors en deuxième année de théâtre, de plus en plus motivée à poursuivre dans cette voie.



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