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TABBY ★ je n'trouves pas ma place dans vos fantasmes.
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MessageSujet: RPs Ven 15 Mai - 0:26


« Ca se pourrait bien. » Il pourrait aussi bien recracher les entrailles qu’il avait bouffé que l’effet serait le même. Le loup avait toujours son croc bien aiguisé contre la blonde qu’il avait laissé entrer dans sa vie. Il en grognait toujours d’agacement, de mépris, de rage. Antigone sentit ses membres se tordre de nouveau en l’attendant la rabaisser aussi basse qu’une putain, même s’il n’en avait pas réellement conscience. Et pourtant, elle était sûre qu’il allait continuer à la regarder de son œil vif, rapide, en alerte. La lionne se sentait tout d’un coup souris; si elle pouvait se terrer dans un trou, se faire aussi petite qu’une main, elle le ferrait.

Antigone éprouvait toujours ce sentiment intense et nostalgique quand elle repensait à ce qu’elle avait fait foirer. Mais aurait-elle pu continuer à vivre ce double jeu pendant plus longtemps? Aurait-elle pu supporter de continuer à mentir à Valko? Comment aurait-elle pu être Antigone et Eulalie pendant six mois, un an, le restant de sa vie alors que ses nerfs avaient déjà été à vif pendant 4 mois? (Pas qu’elle avait envisagé la fin de son existence avec lui mais une fille peut toujours rêvasser, n’est-ce pas?) Avoir plusieurs personnalités, elle commençait à s’y faire. C’était un jonglage pénible, éprouvant, stressant. Mais ce n’était rien comparable avec Eulalie. Eulalie a réussi à se créer un lien avec quelqu'un, un lien affectif, un lien interdit. Elle avait bâti une histoire, un passif, une famille pour Eulalie. Pendant quatre mois, Eulalie était plus vivante qu’Antigone. Pendant quatre mois, Eulalie était libre, Eulalie était cette blonde chanceuse qui pouvait approcher, toucher, embrasser le Greyback. Mais c’était le cœur d’Antigone qui brûlait pour lui, c’était son sang qui était jaloux de son propre alter égo. Plusieurs fois, Kinley crut qu’elle allait crier, pleurer, craquer. Mais elle ne l’avait pas fait car elle savait que ce qu’ils avaient, c’était fragile, c’était risqué, c’était insensé. Tout cela n’aurait jamais dû arriver. Tout avait été vite, trop vite et elle s’est laissée emporter dans les méandres infernaux de la double vie, du double jeu, du mensonge, de la première mission. Elle savait qu’une fois la vérité éclatée, les débris seront incollables. Jamais Valko ne pourrait lui pardonner. Jamais elle-même ne pourrait se le pardonner. Mais malgré la mélancolie que les souvenirs lui inspiraient, ainsi que la rancœur vis-à-vis d’elle-même qui continuait à la bercer, la rebelle ne souhaitait pas les effacer, ni les oublier. Il serait tellement simple de lancer un sortilège d’Oubliettes mais ça serait se montrer lâche. Les Kinley étaient peut-être impétueux et contrariants mais ils n’étaient pas lâches. Et ce n’était pas le dernier rejeton de la lignée qui allait mettre fin à ce trait.

Alors elle tenta de ne montrer aucune émotion, de contrôler son pouls, sa respiration, son envie de pleurer et de lui dire une nouvelle fois à quel point elle était désolée, qu’Eulalie s’était effacée à son propre profit, qu’elle avait toujours été sincère sur ses sentiments, sur leur histoire, sur eux. Elle garda ses mains dans les poches alors qu’elle voulait lui attraper le bras, l’enlacer, le serrer contre elle, s’enivrer de nouveau de cette odeur, de cet effluve corporel qui lui étaient si particuliers. La brune voudrait tellement retrouver le regard qu’il avait pour Eulalie, avec ce sourire de coin qui lui promettait toujours monts et merveilles.

Mais elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas, ne devait pas, retomber dans ce piège. Depuis un an que tout s’était arrêté, elle avait grandi, elle avait appris, elle avait compris.

Et pourtant, elle se sentait comme au bord du précipice à chaque fois qu’elle croisait ses prunelles de fauve.

La brune le laissa passer commande, malgré son air absent de quelques secondes juste avant. Elle connaissait cet air, ce nez renfrogné, ce regard absorbé dans des labyrinthes perdus. Il était ailleurs, il avait son attention captée par autre chose mais il revient vite à lui. « Et ça t'emmerde pas de venir ici et te sentir comme un morceau de viande ? Regarde-moi ces connards. La queue qui frétille et l'écume au bord des lèvres. » Kinley eut un fin sourire qui osa s’agrandir alors qu’elle baissa la tête. Elle voulait peut-être cacher la rosée que prenaient ses joues ou ce pétillement aux yeux qui y reflétait un sentiment bien trop heureux pour une telle remarque. Protection ou jalousie, elle n’en avait que faire ; seul lui importait qu’elle pouvait bénéficier d’un de ces deux sentiments à son égard, en tant qu’Antigone. Elle se mordilla la lèvre inférieure avant de relever la tête, sourire taquin en prime. « Ça dépend… Combien tu crois que je pourrais me faire en une soirée?, demanda-t-elle d'une voix légère tout en bousculant doucement son épaule du sien. » La question de la prostitution révoltait pourtant Antigone. Vendre des femmes, leur corps, leur intimité, leur féminité à des vautours prêts à dépenser des gallions pour s’envoyer en l’air, tout cela pour le prestige d’un seul homme, c’était révoltant et cruel et la base même de l’esclavage sexuel. Mais ce soir, elle n’était pas là pour faire polémique. Elle n’était pas là pour montrer l’insoumise qui sommeillait en elle. Elle voulait profiter de Valko, la belle. C’était égoïste et tordu mais, même s’ils ramenaient de douloureuses sensations, chaque moment passé avec lui était comme un cadeau du ciel, comme si on lui offrait une seconde chance - même si elle doute que Valko lui-même lui en offrirai une.

Leurs liqueurs apparaissant devant eux, Antigone passa son doigt sur le bord du verre avant de pencher la tête vers lui. « Et ne t’inquiètes pas, je suis plus féroce que j’en ai l’air. Je sais me défendre, lui glissa-t-elle doucement à voix réduite. » Elle sentait les regards des hommes sur elle - c’était impossible pour eux de ne pas regarder toute personne du sexe opposé apparaissant dans la pièce de toute façon - mais seul celui de son interlocuteur l’importait.
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