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MINNIE ☍ i believe i can fly.

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MessageSujet: MINNIE ☍ i believe i can fly. Dim 3 Juin - 2:02




CRÉDIT - LADYPONDS

Minnie Muffy Daventport
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you’re gonna find your way, find a way to be



WHAT ABOUT YOU ?
nom et prénom(s)Daventport, Minnie Muffy. Mon père a considéré m'appeler Birdie mais ma mère s'y est opposée. A la place, elle a imposé Minnie. Et comme ma mère adorait (et adore toujours) les muffins, est venu Muffy. ils ont débordé d'imagination. date de naissance et âge31 octobre 1992, le jour d'halloween, oui, et cela depuis 20 ans. statutcélibataire qui fut à deux doigts de se marier. emploi et/ou étudesmannequin à des heures perdues, vendeuse dans une confiserie quand elle le peut, étudiante en journalisme spécialisée dans la mode quand il le faut et emmerdeuse à plein temps. traits de caractère emmerdeuse ☍ attachante ☍ chiante ☍ souriante ☍ bavarde ☍ possessive ☍ charismatique ☍ ambitieuse ☍ extravertie ☍ un peu timbrée ☍ manipulatrice ☍ loyale ☍ fière ☍ persévérante ☍ maladroite ☍ envahissante ☍ paranoïaque ☍ regardante ☍ méticuleuse ☍ dévouée ☍ agaçante ☍ créative ☍ prévoyante ☍ commère ☍ sarcastique ☍ impulsive ☍ inventive



AND IF WE WANNA KNOW MORE ?
DEPUIS COMBIEN DE TEMPS HABITEZ-VOUS A OCEAN GROVE ? Je suis arrivée l'été dernier contre ma volonté. Vous me direz, il y a pire comme prison que Miami et le charmant quartier qu'est Ocean Grove. Mais c'est ma cage dorée, le lieu où on m'a exilé pour m'éloigner de tout ce que j'aimais le plus. Mes parents m'ont envoyé chez mon arrière grand mère - oui, mon arrière grand mère - qui habite toute seule dans une grande maison à Ocean Grove. Ils ont voulu que je change de numéro de téléphone et ils reçoivent tous les mois la feuille de mes dépenses. Tout ça parce que j'étais amoureuse. Juste parce que je n'aimais pas une personne comme il fallait pour "une jeune fille de bonne famille" comme moi, je me retrouve ici, enfermée dans une prison dorée, aux pelouses bien tondues, aux sourires éclatants et à l'air vanillé de muffins sortant du four. QUELLE EST VOTRE IMPRESSION SUR CE QUARTIER RÉSIDENTIEL ET SES HABITANTS ? J'ai vécu dans l'un des plus grands endroits où l'hypocrisie et l'apparence étaient de rigueur, autrement dit, l'Upper East Side. Si je pensais, sûrement naïvement, que c'était le pire, je m'étais trompée. Si là-bas, on se cachait derrière des galas de charité et des robes brodées mais on supposait que tout le monde venait pour casser du sucre sur le dos de quelqu'un. A Ocean Grove, c'est beaucoup plus pervers, beaucoup plus vicieux. On se cache derrière de grosses voitures, de jolis sourires et à coup de paniers de bienvenue. C'est vraiment un autre monde. Mais bon, le fond reste pareil. Sinon, outre la pourriture qu'on peut sentir venant des jardins, le quartier en lui même est sympathique. Ça me change agréablement des hauts buildings de New-York, ça, c'est sûr. QUELLE EST LA PIRE CHOSE QUE VOUS POURRIEZ DÉCOUVRIR SUR VOTRE VOISIN ? Que ce soit un violeur. Même le meurtre n'est pas pire que le viol. J'ai d'ailleurs toujours l'impression d'être suivi. Je regarde par dessus mon épaule tout le temps et toutes les personnes mâles qui m'entourent sont considérées comme des violeurs potentiels à mes yeux. C'est vraiment une hantise quotidienne donc découvrir que mon voisin est violeur... Se serait une raison valable pour me tirer d'ici. QUE PENSEZ-VOUS DE L'AFFAIRE DES MICROS ET DE L'IMPLICATION DU MAIRE ? Autant dire qu'on se sent vachement en sécurité après ça. Je sais que beaucoup de choses peuvent se passer entre les murs intimes d'une maison mais tout de même. Comment ce maire a-t-il pu eut avoir la présence d'esprit de songer à ça ? Par contre, je dois tout de même dire que j'admire la discrétion avec laquelle il a fait preuves pour l'installation de ces micros. Les possesseurs des bandes son doivent obtenir un petit trésor entre les mains... A moins qu'ils ont eut, eux, un minimum d'esprit de les avoir détruit. AVEZ-VOUS DES PARTICULARITÉS, DES MANIES OU AUTRES ? parle parfois d'elle à la troisième personne ☍ collectionne les tickets de cinéma, spectacles et théâtres ainsi que les sacs et les chaussures ☍ passe son temps à fredonner voire à pousser la chansonnette quand l'envie lui prend ☍ adore se déguiser et inventer des histoires ☍ est gauchère ☍ possède son permis mais ne conduit jamais ☍ a déjà eut des poissons rouges, un lapin nain, quatre chats, un perroquet et deux chiens ☍ est actuellement l'heureuse propriétaire d'un loulou de Poméranie nommé Foxy. ☍ fait partit d'une association pour le droit des animaux ☍ donc végétarienne ☍ et refuse de porter de la fourrure ☍ spécialiste des choux à la crème ☍ adore le chocolat noir, les chamallows grillés et des bananes chaudes fourrées au chocolat. ☍ fière de sa rousseur, n'a jamais eut l'idée de teindre ses cheveux, qui sont un peu sa marque de fabrique ☍ cousine de Goldie Stewart par sa mère et arrière petite fille de Victorine Noiselle du côté de son père


❇❈❉❊❋


JUST STOP HIDING
CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR la magnifique Karen Gillan :oww: AVEZ-VOUS PRIS UN SCÉNARIO ? Nop. VOTRE PSEUDO ET ÂGE C'est mal de demander l'âge. Surprised Mais si vous y tenez ; émilie (cristalline/psychadelia child), 20 ans. AVEZ-VOUS D'AUTRES COMPTES SUR LE FORUM ? Il y a deux ans, j'aurai dit oui mais là, nop. CODE DU RÈGLEMENT OK maj'

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MessageSujet: Re: MINNIE ☍ i believe i can fly. Dim 3 Juin - 2:03


THANKS FOR THE MEMORY

CRÉDIT - NECKERCHIEFS



new-york, 5 ans, mars 1998

« Maman, je peux avoir du gâteau ? » Mais sa mère tapa sur la main baladeuse de sa fille qui se dirigeait vers les petits gâteaux qui sortaient tout droit du four. « Ne touches pas, Minnie. Ce n’est pas pour toi. Et puis, qu’est-ce que tu fais encore ici ? Tu devrais déjà être dans ta chambre ! VAINA ! » La petite fille sentait les larmes lui piquer les yeux alors qu’elle baissait la tête, un sentiment de culpabilité l’envahissant. Ce soir, le couple Rothchild venait dîner à la maison. Et il était hors de question que la petite Minnie, du haut de ses cinq ans, vienne perturber cette soirée. Les Rothchild possédaient un patrimoine important à travers le monde et les parents Daventport y voyaient une excellente opportunité de s’approcher encore plus dans les familles huppées de New-York. La grosse Vaina arrivait à petites foulées devant le regard sévère de sa patronne. « Vaina, Minnie est supposée être déjà dans sa chambre. Tu serais bien de gré de la surveiller un peu plus. J’ai horreur de me répéter. » Mais ça, la grosse Vaina le savait. Madame Daventport était une impatiente méticuleuse, en plus d’être égocentrique et superficielle. La grosse Vaina espérait sincèrement que la petite Minnie ne deviendra pas comme elle, aussi aigrie, aussi impossible. Et c’est peut-être pour cela que la grosse Vaina n’avait pas jeté l’éponge. Elle était au service des Daventport quand ceux-ci ont atterri à New-York et ont commencé à grimper dans l’échelle sociale. Le père Daventport a été engagé par son beau frère, Peter Stewart, dans sa compagnie pétrolière. L’or noir n’étant jamais en perte de vitesse, la famille Daventport se savait confortable dans le besoin. Les relations familiales pouvaient parfois être assez tendues mais tout le monde était d’accord pour dire que la petite Minnie était vraiment « ravissante » avec ses joues bien pleines, ses dents du bonheur et ses multiples tâches de rousseur qui faisaient pourtant l’horreur de sa mère. Cette dernière n’a jamais pu vraiment accepter que sa fille soit rousse. A croire que cela était une malédiction. Madame Daventport était très à cheval sur les apparences et avoir une fille rousse lui compliquait la tâche. Minnie n’avait jamais vraiment su pourquoi mais le rejet qu’elle avait pu ressentir de la part de sa mère l’avait profondément marqué. Sa mère ne travaillait pas, elle restait à la maison pour recevoir, inviter quand ce n’était pas elle qui se déplaçait. On ne pouvait pas dire qu’elle était mère au foyer puisque c’était Vaina qui prenait quasiment en charge toute l’éducation de la petite. Et on ne pouvait pas non plus dire qu’elle était femme au foyer puisqu’elle avait engagé toute une batterie de femmes de ménage, de valets et autres domestiques pour les tâches ménagères, même si cela ne l’empêchait pas de repasser par derrière pour voir si tout était bien en ordre ou que rien n’a été volé. Oui, madame Daventport avait donné naissance à un enfant qu’elle n’assumait pas. Et, comble du malheur, elle est devenue stérile suite à son accouchement. Autant de mauvaises nouvelles qui n’ont pas rendu l’enfance de Minnie très joyeuse. Son père pouvant partir de longues semaines pour le travail et sa mère ne s’occupant jamais d’elle, hormis les jours où il fallait sortir, Minnie a cruellement manqué d’affection de la part de ses pères. Et, qu’on le veuille ou non, cela marque une blessure à tout jamais. « Désolé, madame. Cela ne se reproduira plus. Venez, petite Minnie. Il est temps d’aller faire un gros dodo. » La grosse Vaina prit la petite fille dans les bras et l’éloigna de sa mère, qui ne jeta même pas un coup d’œil à sa fille ni même lui souhaita une bonne nuit. La petite fille pourtant cria « Bonne nuit, maman ! » mais sa phrase resta sans réponse. La grosse Vaina avait mal au cœur pour cette petite qui ne semblait pas être acceptée par sa propre mère. Arrivées dans la chambre, la grosse Vaina déposa l’enfant dans les draps soyeux de son lit. La petite fille la regardait avec de grands yeux humides. « Pourquoi maman ne m’aime pas ? » La grosse Vaina resta un moment scotchée devant la question de la petite mais finie par s’asseoir au bord du lit. « Votre maman vous aime, Minnie. Disons qu’en ce moment, elle est préoccupée. » Pour être tout à fait honnête, la grosse Vaina ne savait pas vraiment quoi dire pour défendre sa patronne. Elle-même ne la portait pas dans son cœur. Mais il n’était pas pensable qu’elle, la grosse Vaina, la gouvernante, se mette à dire du mal de sa patronne et encore moins devant sa fille. Alors, elle caressa les cheveux de la petite pour la bercer et, avant que cette dernière n’ouvre de nouveau la bouche, un cri retentit du rez-de-chaussée. « VAINA ! Les invités arrivent ! Vas chercher les petits fours ! » La grosse Vaina eut un très fin soupir avant de sourire faiblement à la petite Minnie, qui semblait la supplier de ne pas la quitter. « Il est temps de dormir, maintenant. Faites de beaux rêves, petite Minnie. » Elle l’embrassa sur le front, éteignit la lumière et referma doucement la porte, laissant la petite Minnie seule, dans le noir, dans un lit beaucoup trop grand pour elle. La petite fille se demandait bien ce qui pouvait préoccuper sa mère. Ramenant sa peluche contre elle, la jolie rouquine aux joues bien remplies ferma les yeux, songeant sûrement que Morphée sera meilleur pour elle que Dieu.


new-york, 19 ans, juillet 2012

« Je t’aime, tu m’entends, Luke ? » La jolie rouquine avait les mains posées sur chaque joue du dénommé Luke, dans un but de le calmer. Minnie le sentait agiter depuis le début de la journée et elle ne fut pas surprise quand elle prit connaissance du sujet de son tracas. « Je sais, Bee, je sais. Mais voir tous ces gars bourrés te fric te tourner autour et te faire des courbettes toute la journée et que moi, je suis là, sans rien pouvoir faire, juste à ravaler mon envie de leur foutre mon poing dans leur tronche, ça me rend dingue. » Ils s’étaient retrouvés dans le petit appartement de fonction de Luke, qui n’était nul autre que le portier de l’immeuble où habitait Minnie. Un immeuble qui possède, comme colocataires, la haute société de New-York et de Navarre. La rumeur veut même que la princesse Diana y a séjourné pendant deux semaines. Info ou intox, il n’empêche que ce détail a donné énormément de valeur à l’établissement. Aussi cela surprit les habitants de voir une nouvelle tête en guise de portier. Luxe n’était pas vraiment enchanté de travailler pour « ces culs en or » mais il n’avait pas vraiment le choix ; ça avait été le premier emploi dans lequel on l’acceptait. Et un travail, il en avait besoin après avoir passé quelques mois derrière les barreaux pour trafic illicite. Deux mois après, non seulement il avait trouvé une certaine stabilité mais en plus, une fille, en la personne de Minnie. Minnie Daventport pouvait ressembler à tous ces bourgeois qu’il voyait passer devant ses yeux toute la sainte journée ; bien habillé, talons hauts et taxi privé l’attendant au pied de l’immeuble. Mais elle avait les traits trop fins, une apparence trop joviale et trop expressive pour se fondre dans la masse. Luke avait été charmé par cette jolie rouquine au joli prénom. Minnie ne savait pas vraiment pourquoi ni comment elle s’était laissée embarquée dans cette folle histoire. Aux yeux de tous, ils n’avaient rien à faire ensemble. Elle, elle venait d’une famille de bonne famille à très bonne réputation. Lui, il venait du Queens et avait trempé dans des affaires louches et guère élogieuses. Et pourtant. A l’instar de Roméo & Juliette, il n’était pas ici question de duel entre famille mais juste d’appartenance de classe sociale. Si Luke était plutôt libre de faire ce qu’il voulait de sa vie avec qui il le souhaitait, ce n’était pas le cas de la petite Minnie. Cette dernière savait que ses parents ne l’accepteraient jamais. Ni la relation, ni le garçon. Ce fut sûrement pour cela que la jolie rouquine eut un air horrifié dans ce petit appartement. « Épouse-moi, Bee. » La concernée lève les yeux vers lui avant de reculer d’un pas et de se détacher de lui. L’épouser ? A tout juste 19 ans ? Impossible. Elle secoua sa tête avec énergie. « Ce n’est pas possible, Luke, tu le sais. J’ai encore mes études à finir. Et on est trop jeune. Et puis, mes parents, tu crois vraiment qu’ils vont laisser ce mariage arriver ? Je ne peux pas, Luke, on ne peut pas. Ça serait une grave erreur. » Elle s’était mise à faire les cents pas à travers le petit salon, le poing sur la hanche et l’autre main dans les cheveux. « [color:9fa3=#darkblue]Si tu m’aimais vraiment, tu n’aurais pas eut ce genre de réaction. » Luke était impassible et pourtant, son ton faisait froid dans le dos. Minnie sentit sa contrariété et leva la tête au ciel, comme pour y implorer son pardon et demander de l’aide, avant de se diriger vers son petit-ami, assis, et de lui prendre les mains. « Luke… » Mais il s’était déjà dégagé. « Tu sais quoi ? Je vais aller prévenir tes parents. Je vais aller leur dire pour nous. Et je vais aussi leur dire que leur petite protégée n’a pas attendu le mariage pour se dévergonder. » Il s’était retourné et son visage était carrément en colère. La jolie rouquine, bien qu’ayant la peur au ventre qui apparaissait, ne laissa pas ce sentiment l’envahir par l’extérieur. C’était un des rares avantages d’avoir une mère aussi rigoureuse et pointeuse sur les relations extérieures. « Lucas ! Mais qu’est-ce qu’il te prend, à la fin ? Tu veux te marier parce que tu m’aimes ou juste pour être sûre que je n’irais pas voir ailleurs ? T’es vraiment qu’un sale égoïste. » Et pour être sûre d’avoir le dernier mot de la conversation, Minnie traversa l’appartement, attrapa son sac et sortit à grand fracas. Elle a entendu Luke qui essayait de la rattraper mais c’était trop tard. Elle ne voulait pas avoir une bague à son annulaire qui lui servirait de corde ou de laisse. L’industrie du mariage ne l’emballait guère ; elle ne croyait pas vraiment en l’institution même si, dans sa famille, le mariage est une étape importante et essentielle pour se faire pleinement accepter en société. « Regarde ta vieille tante Fanny ; elle est restée seule toute sa vie. Résultat, on a dût l’envoyer dans un hôpital psychiatrique. » Minnie n’y avait jamais cru. Comme si le mariage était la solution à tous les problèmes. La jeune fille croyait, qu’au contraire, elle était source de conflits. Mais là n’était guère ses préoccupations quand elle appuya furieusement contre le bouton de l’ascenseur. La jolie rouquine était furieuse contre Luke qui ne semblait pas comprendre sa situation ou, tout de moins, ne plus l’accepter. Il connaissait les conditions dès le départ ; à aucun moment ils ne devaient être vus ensemble. Ils étaient devenus des maitres dans l’art du mensonge et de l’improvisation. Mais la réalité les a vite rattrapé, tout comme la nature jalouse et possessive de Luke. Et les conditions devenaient de plus en plus difficiles à gérer, autant par le tempérament impulsif du jeune homme qu’orgueilleux de la jeune fille. Une relation qui leur faisait autant de bien que de mal. Et ce fut dans ces pensées que Minnie déboula dans l’appartement familial. Ce fut à table que ses parents remarquèrent que quelque chose se passait. Leur fille était inhabituellement silencieuse et ses traits étaient complètement tirés – de colère, de fatigue, d’irritation, d’inquiétude, ils ne savaient pas. On n’avait pas l’habitude de parler sentiments profonds chez les Daventport. On parlait de la voisine qui s’est fait une nouvelle opération, d’une trahison extra-conjugale ou de l’état de la bourse actuellement. Mais jamais de sentiments. Et pourtant, voyant que leur unique fille ne pipait mot, ses parents tentèrent une approche. « Minnie, tu n’as pas l’air dans ton assiette. Qu’est-ce qu’il se passe ? » La concernée leva les yeux, l’air surprise qu’on s’adresse à elle, avant de secouer la tête et de hausser les épaules. « Des problèmes amicaux, rien d’important. » Les deux parents se lancèrent un regard ; Minnie n’était pas du genre à s’embrouiller avec ses amis. Ou, quand cela arrive, elle ne le montrait pas vraiment. « Tu es vraiment sûre ? » Sa mère semblait vouloir insister, ce qui n’était pas un fait courant. Minnie arqua un sourcil. « Vous avez lu un guide sur comment être parents, récemment, c’est ça ? » Son père fronça les sourcils. « Minnie, surveille ce que tu dis. Ta mère et moi trouvons ton comportement étrange depuis que tu es rentrée. » Minnie se pinça les lèvres alors que sa mère se penchait vers elle. « Surveiller ce que je dis… Vous savez quoi, j’en ai marre de surveiller ce que je dis, ce que je fais, comment je m’habille ou comment je me coiffe. J’en ai marre de vivre pour le monde extérieur mais pas pour moi. Et je suis fatiguée qu’on me dise tout le temps ce que je dois faire et ne pas faire. » Elle reposa sans aucune délicatesse sa serviette sur la table, racla sa chaise et se leva. « Vous voulez que je vous dise, vous avez été tellement occupé par vos galas et à chérir votre hypocrite réseau social que vous avez même pas remarqué une seule fois que votre fille fréquentait le portier de l'immeuble depuis plus de six mois. » Et sur ces déclarations, qu’elle a littéralement craché, elle tourna les talons et sortit de l’appartement. Ses parents, scandalisés, mirent un moment avant de s’en remettre. Assez pour que leur progéniture adorée, qu’ils avaient si bien élevé (ou qui le pensaient l’avoir bien élevé), se réfugie chez sa meilleure amie. Une semaine après, Luke était renvoyé et Minnie, envoyée à Ocean Grove.
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