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OLIVE ϟ infect me with your love, and fill me with your poison

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MessageSujet: OLIVE ϟ infect me with your love, and fill me with your poison Mer 13 Juil - 19:59




© PSYCHADELIA CHILD
OLIVE BETH BLACKWOOD
WANNA BE YOUR VICTIM, READY FOR ABDUCTION.





what about you ?


NOM ET PRÉNOMSMalgré le fait que son père soit décédé, Olive tient toujours son nom de famille, Blackwood. C'est sa façon à elle de lui rendre hommage et de le sentir près d'elle. Son premier prénom, Olive, lui fut donné par sa mère, tandis que son père appréciait beaucoup Beth. Parfois surnommé Olivette.
DATE DE NAISSANCE ET ÂGE28 novembre 1990, 21 ans
STATUTCélibataire
EMPLOIApprentie soigneur animalier à Metrozoo
TRAITS DE CARACTÈREdécalée, rêveuse, franche, ouverte d'esprit, taquine, joueuse, extravertie, délurée, clairvoyante, courageuse, commère, libertine, indépendante, persistante, dévouée, loyale, gourmande, curieuse, maladroite, écologiste dans l'âme, créative, bizarre, tête en l'air, optimiste




and if we wanna know more ?



DEPUIS COMBIEN DE TEMPS HABITEZ-VOUS A OCEAN GROVE ?Je suis arrivée il y a tout juste quelques jours. Ma mère a décidé d'emménager chez son nouveau mari ; mon frère et moi n'avons donc pas pu y échapper. J'avoue que je ne songeais pas arriver si vite. J'ai toujours grandi dans un petit village perdu de Louisiane, où il fallait faire 2 heures de route pour atteindre la Nouvelle Orléans, qui était la grande ville la plus proche. Arrivée ici est... bizarre. Je pense que je m'y ferrai. J'espère.

QUELLE EST VOTRE IMPRESSION SUR CE QUARTIER RÉSIDENTIEL, SES HABITANTS, ETC ?Beaucoup de verdure. Des beaux parterres de gazon comme j'en ai jamais vu. Des maisons de poupée grandeur nature. J'ai même cru voir des yeux perçants me regarder de derrière un buisson. J'espère que des bêtes féroces n'habitent pas dans le coin. Ma mère m'a assuré que non et que je devais arrêter de délirer comme je le fais souvent. Pourtant, je suis persuadée de ce que j'ai vu. Le quartier semble joli. On y respire des brioches, des fleurs fraichement coupées et de l'hypocrisie à plein nez. Je ne suis pas psychologue mais j'ai un talent inné pour deviner les choses. Parfois, je ne m'en rend même pas compte tellement que c'est clair. Il n'y a qu'à voir le taux de perfection et de murs immaculés pour sentir quelque chose de faux. Mais tout le monde me fait de grands sourires donc, je leur rend la pareille. Je regrette déjà un peu ma ville d'enfance.

QUEL EST LE PLUS GROS REGRET DE VOTRE VIE ?Pas vraiment de regrets j'ai. Peut-être ne pas avoir connu mon père plus longtemps. Mais ce n'est pas franchement un regret ; on savait qu'il y avait un risque. C'est la vie. Sa mort a été glorieuse, au moins. Je ne veux pas regretter. On ne peut changer le destin de toute façon. Alors, à quoi bon regretter ?

COMMENT VOUS IMAGINEZ-VOUS MOURIR ?Près de l'eau. Je ne veux pas mourir dans un lit mais sur un tapis de verdure et de fleurs. Près d'un lac ou d'une rivière ou d'un ruisseau. N'importe quoi tant que c'est de l'eau. J'aime l'eau, la nature, les animaux. Nous sommes tous des animaux. Je veux mourir en terre naturelle. De façon naturelle aussi. Pas spécialement vieille. Mais juste assez pour avoir eut le temps de vivre. Et de voir le monstre du Loch Ness. Et le Yéti.

AVEZ-VOUS DES PARTICULARITÉS, DES MANIES OU AUTRES ?ne porte jamais deux chaussettes identiques s'habille rarement en pantalon rejette littéralement toute relation amoureuse malgré qu'on se soit souvent moqué de sa crinière rousse, elle est fière de sa couleur elle aime beaucoup la France et se débrouille pas trop mal dans la langue de Molière elle fait partit d'une association écologiste venant d'une famille catholique pratiquante, elle mange du poisson le vendredi et va à la messe le dimanche plus jeune, elle avait l'habitude de faire une prière avant de se coucher elle aime faire la cuisine... même si le résultat n'est pas toujours mangeable elle est incollable sur harry potter et le monde de jk rowling si les gens sont plutôt accro à la caféine, elle préfère de loin le thé vert et les verveines il va sans dire qu'elle est végétarienne elle a entamé l'écriture d'un livre, dans un esprit très aérien et surtout imaginaire et fantaisiste malgré ses croyances, elle a déjà participé à des cours de spiritisme  


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MessageSujet: Re: OLIVE ϟ infect me with your love, and fill me with your poison Mer 13 Juil - 23:23



thanks for the memories

2002

« Qu’est-ce qu’il y a, maman ? »
« Olive… Pourquoi tu n’es pas dans ta chambre ? »

La mère tenta de se cacher derrière le mouchoir qu’elle avait dans sa main alors que sa fille se rapprochait d’elle, cet air doux mélangé à l’interrogation. Du haut de ses douze ans, c’était la première fois qu’Olive vit sa mère pleurer. Elle voulait savoir pourquoi. Elle n’était pas franchement très étonnée mais elle voulait juste savoir pourquoi. Ses grands yeux marron vert tournés vers sa mère, elle semblait être sur une autre planète. Olive donnait souvent cette impression. Celle d’être physiquement là mais mentalement ailleurs. Quand on lui parlait, on pouvait croire qu’elle ne vous écoutait pas. Et pourtant, il n’y a personne au monde plus à l’écoute qu’elle. A part quand elle est nerveuse ou intriguée.

« Tu pleures. J’avais envie de savoir pourquoi. »
« Je… Olive, une terrible nouvelle vient d’arriver. » sa mère se moucha dans son papier avant de caresser les cheveux de sa fille, qui ne comprenait pas. « Ton papa est mort. »

Ton papa est mort. Cette phrase se mit à se répéter dans sa tête, comme un écho de plus en plus lointain. Olive cligna des yeux avant de froncer des sourcils.

« Dieu a besoin de lui. N’est-ce pas maman ? »

Cette dernière eut un air plutôt surpris au visage, ne s’attendant franchement pas à une telle réaction. Elle qui était en larmes, toute seule, sur une chaise de sa cuisine, regardait sa fille qui l’observait d’un air songeur.

« Il… Enfin, je pense que oui. » Déconcertée, sa mère hocha la tête avec plus conviction. « Oui, Dieu a besoin de lui. »

Olive fit un fin sourire à sa mère avant de la prendre dans les bras. Son père était mort au combat. C’était le risque couru quand on s’attache à un militaire. Olive n’a jamais lu la lettre mais elle savait que son père la surveillait de là haut.

« Prends soin de lui. » Murmurait-elle au ciel.



2003

« Hey, Poil de carottes, qu’est-ce que tu lis ? »

James Rotenberg, ou le garçon terreur de l’école, venait de lui arracher le bouquin des mains. Vous savez, ce genre de garçon capricieux, qui passe son temps à manger au fast food et qui aime arracher quelques cheveux des plus jeunes. On a tous croisé un jour un garçon comme James Rotenberg. Olive aussi, malheureusement. L’original, de surcroit. La petite rousse, qui n’était pas franchement très grande pour son âge, se mit rapidement sur ses pieds. Elle n’était pas violente et encore moins impulsive. Mais elle tenait à ce livre.

« C’est quoi, hein, c’est quoi ? » Il se mit à déchiffrer les lettres de la couverture. « Har…ry Potter. Hey les gars, vous avez vu, » il se tourna vers ses compères tout en riant sournoisement « C’est son cher Potter ! »
« Rends le moi, James. »
« Et sinon quoi ? »

James Rotenberg faisait bien une tête de plus qu’elle et deux fois son poids. Sans compter les deux années de plus qu’il avait au compteur. Olive ne quitta pas son regard mais ne répondit pas ; elle ne pouvait rien faire. Elle le savait.

« Tu es bête, James. » Dit-elle, tout simplement, de sa petite voix rêveuse.

La jeune Blackwood put voir la tête de James Rotenberg gonflée et devenir rouge. Tellement rouge qu’on aurait dit une tomate. Ce genre de garçon n’aimait pas qu’on leur tienne tête et encore moins qu’on les traite d’idiot. Olive avait son air doux au visage, ses yeux donnant toujours l’impression d’être émerveillé par le monde qui l’entoure. James Rotenberg n’était cependant pas stupide à ce point ; il lui plaqua le bouquin sur sa poitrine tout en baissant son visage menaçant à quelques centimètres de celui de la frêle fillette.

« Tu me le payeras, Blackwood. »


2006

Jeremy a rompu ce matin. J’ai appris par Maggie que Romuald l’avait entendu dire que j’étais bizarre. Ça ne me dérange pas. Chacun est libre de penser. Ce matin, encore, je m’occupais des plantes du jardin, qui poussent drôlement bien et qui forment de très jolies couleurs, quand Dimitri est passé. Le pauvre vient de perdre sa grand-mère. « Elle a bien vécu. » lui ai-je dit. « Tout le monde n’a pas la chance de vivre jusqu’à 96 ans. » Je crois que ça l’a un peu réconforté. Mon papa me manque mais je sais qu’il veille là haut. Et puis, il doit sûrement être très utile, au ciel. Je me demande parfois à quoi ça ressemble. Est-ce que les nuages sont de véritables lits douillets ? Est-ce que ça a réellement un goût de barbe à papa ? Est-ce qu’il y fait beau tout le temps ? Cupidon joue-t-il vraiment de la harpe ? Il y a des fois où j’aimerai beaucoup savoir. Luke croit que je n’ai toujours pas conscience de la mort de papa, même sept ans après. Maman pense qu’il est plus mature que moi alors qu’il est plus jeune. Mais elle dit aussi que je ressemble plus à papa qu’à elle. Avant qu’il ne se décide à s’engager dans l’armée. Oui, c’est triste comme destin. Mais je crois qu’on ne peut rien y faire. La vie est ainsi ; notre chemin est déjà tout écrit et je m’imagine souvent l’idée d’un gros livre écrit à la plume relatant toute notre vie, de notre naissance à notre mort, se baladant au dessus de nos têtes. On ne peut pas effacer la plume. Si les choses se passent comme cela, c’est qu’Il en a décidé ainsi. Et rien ne peut s’imposer face à Son pouvoir. La rupture de Jeremy était prévue depuis seize ans. Tout comme la mort de papa. Ainsi va la vie.


2007

Olive faisait partit de ces personnes qui aimaient jardiner. Mieux encore, elle faisait partit de cette population qui avait la fâcheuse tendance à parler aux plantes – voire même aux salades et aux carottes pourtant enfouies sous terre dans son cas. Olive Blackwood attirait toujours la curiosité quand elle avait les mains dans la terre du jardin familial dans la petite ville d’Abbeville. Vous me direz, elle n’avait pas franchement besoin d’être en compagnie de plantes pour parler dans le vent. Cette fille n’avait pas peur du ridicule et pouvait se mettre à se faire des monologues en plein milieu de la rue. « Une fois, je l’ai même entendu demander à personne sa route. » murmure Rosa à Fleur, sa sœur jumelle. Le quartier était petit ; tout le monde connaissait tout le monde et tout le monde savait tout sur tout le monde. Un peu comme Ocean Grove mais en moins bourgeois et en plus familial.

Olive Blackwood n’attirait l’intérêt que pour sa bizarrerie. Songer que cette grande gamine de dix sept ans avait quelque chose à cacher ne tenait pas debout. Son visage était toujours doux, ses yeux brillaient toujours d’une lueur indéchiffrable tellement qu’elle rêvait haut et son comportement… Tout le monde la connaissait. « Ce n’est pas une vilaine fille. Elle est juste bizarre. » dit Madame Rosenpark à ses nouveaux voisins alors que la concernée passait devant eux tout en faisant de grands gestes avec ses bras. Les habitants de Raven Creek savaient qu’elle ne ferrait pas de mal à une mouche. D’ailleurs, elle aimait bien trop les animaux pour cela.

« Luke, c’est toi ? »

La jeune rouquine entrait par la porte fenêtre qui donnait au jardin en ôtant ses gants alors que la porte d’entrée venait d’être renfermée. Quelques secondes après, la silhouette de son frère se dessina devant elle et Olive fit un fin sourire alors qu’il posait son sac en soupirant sur le fauteuil avant de s’y vautrer lourdement dedans.

« Qui veux-tu que ce soit ? »
« Maman, la petite souris, un fantôme… N’importe qui peut franchir une porte. » Son frère la regarda de travers. « J’ai fait des fondants cette après-midi ! » s’exclama-t-elle soudainement tout en se dirigeant vers la cuisine.

Lucas Blackwood était de deux petites années plus jeunes que sa sœur. Et pourtant, ce grand gaillard qui la dépassait d’une tête mangeait pour deux. Contrairement à son aînée, Luke était ce footballeur accompli qui vivait un train de vie normal avec des amis réels. Il n’a jamais eut vraiment honte de sa sœur, même si parfois il aimerait qu’elle reste cachée durant quelques instants. Mais ce que Lucas Blackwood adorait par-dessus tout était certainement le fait que sa sœur lui préparait des pâtisseries, ce que leur mère n’avait guère le temps de faire. Bon, parfois, ses cookies étaient égal à de la roche ou son gâteau au yaourt avait un goût de sable. Mais il risquait toujours le tout pour le tout ; il adorait sa sœur même s’il ne le montrait pas vraiment, et il sait que chaque chose qu’elle fait part d’une bonne intention. Lucas Blackwood se redressa alors de son fauteuil pour se pencher vers la table basse, où Olive venait de poser le plateau. Souriante, elle attendait le verdict de son frère. Elle sut que c’était dans la poche quand un sourire satisfait et de plaisir se fit voir sur la tête du garçon.

« Nickel ! »
« Ah, je suis contente que tu aimes. Maman va être contente ; le potager pousse bien. Et t’as vu le beau gazon qu’on a ? Ce printemps-là, je le sens bien. On va avoir un beau jardin ! »

Elle semblait s’extasier pour la beauté du jardin. Luke répondit par un simple sourire, entamant son deuxième fondant. Et ainsi se poursuit la petite vie Blackwood.

Jusqu’au jour où une bague inattendue vint se poser à l’annulaire gauche de leur mère.



2011

« Maman a l’air heureuse, ces derniers temps. Tu trouves pas ? »

Luke hausse les épaules alors qu’il finissait sa viande de façon hâtive. Sa sœur n’approuvait pas qu’il mange de la viande et le voir éponger la chair de cette pauvre bête dans de la sauce lui donnait la nausée. Mais elle s’y était habituée. Et puis, son attention était fixée sur le visage de son frère, pas sur ce qu’il y avait dans son assiette.

« Je suis contente de la voir heureuse. Mais… Je trouve ça bizarre. »
« C’est toi qui trouve ça bizarre ? » rétorqua Luke, en étouffant un rire moqueur. Olive lui jeta un regard courroucé avant de planter sa fourchette dans sa salade.
« Moi, je dis qu’elle nous cache quelque chose. Les derniers instants où je l’ai vu aussi heureuse, c’était avec… » Sa fourchette en suspension, elle ouvrit grand les yeux face au déclic qui venait de se faire dans sa tête. « Elle a rencontré quelqu’un ! » s’exclama-t-elle tout en tapant sur la table.

Luke eut un mouvement de surprise, encore peu habitué aux réactions que sa sœur avait quand un éclair de génie lui tombait sur la tête. Cependant, il s’arrêta un moment de s’empiffrer pour réfléchir aux paroles d’Olive. Cette dernière semblait toute excitée et sautillait à moitié sur sa chaise.

« Mais si mais si, ça tient debout ! Elle a rencontré quelqu’un ! »
« Pt’êt’e bien, pt’êt’e bien. »
« Luke, souris un peu ! Maman a rencontré quelqu’un, c’est génial, non ? »

Seulement, son frère ne savait pas comment il devait prendre cette hypothèse. Il ne savait pas s’il devait être ravi pour sa mère, qui avait retrouvé le bonheur auprès d’un autre, ou se sentir trahit vis-à-vis de son père. Olive dût sentir ses hésitations de sentiments car elle se pencha vers lui et posa sa main sur la sienne.

« Papa est mort il y a 9 ans. C’est triste mais c’est comme ça. Maman est vivante. Dans vivante, il y a vie. Papa n’aurait pas aimé qu’elle se retienne plus longtemps de vivre. D’ailleurs, je suis sûre qu’il a dût trouver le temps long avant qu’elle ne se trouve un autre Jules. Et puis, on ne le connait toujours pas ; laissons-lui le bénéfice du doute. »

Elle eut un léger sourire avant de se lever, débarrasser son assiette et monter dans sa chambre, laissant son frère seul dans le salon. Luke donna cependant raison à sa sœur ; laissons à ce monsieur mystérieux le bénéfice du doute. Sa sœur était peut-être bizarre mais elle avait toujours le don de réussir à convaincre.



2012

« Olive ! Luke ! Vous n’avez rien oublié, j’espère ? »
« Maman, comment veux-tu qu’on oublie quelque chose quand il n’y a plus rien ? »
« Même quand il n’y a rien, il y a toujours quelque chose. »
« Ah nan, Olive. La ferme. »
« Luke, ne parle pas comme ça à ta sœur. »

Le jeune homme se mit à grogner pour lui-même et Olive put déceler quelque chose comme « … prends encore pour un gosse… ai plus six ans… » Il faut dire que se faire réprimander par sa mère quand on a dix-neuf ans, c’était comme le blesser pleinement dans sa virilité masculine. La jeune Blackwood eut un vague sourire alors qu’elle était à côté de sa mère, observant toutes deux la maison qui les avait abrité durant plus de vingt ans.

« Elle va me manquer. J’espère que la maison où va être sera tout aussi joli… Et que le climat sera assez favorable pour les plantes et le potager. »

Julia Blackwood prit l’épaule de sa fille, dans un geste qui se voulait rassurant. On pouvait distinguer très nettement la magnifique bague qui ornait son doigt, signe d’un mariage à venir. En effet, les soupçons de plus en plus grandissants d’Olive un an auparavant s’étaient révélés véridiques ; leur mère avait bel et bien rencontré quelqu’un. Et pas n’importe qui ; un monstre légendaire du pétrole, répondant au nom de Peter Stewart. Julia a fait rencontrer ses progénitures à son nouveau Jules quelques semaines après que sa fille l’ait découvert. Peter Stewart était un homme élégant, chose que sa richesse devait aider. Peter Stewart avait deux enfants lui aussi : Lance et Goldie. Lance ressemblait à son père. Déjà marié et divorcé, si Olive s’en rappelait bien, à même pas trente ans. Goldie, quant à elle, lui avait fait une drôle d’impression la première fois qu’elle l’a vu.

« Bonjour ! Moi, c’est Olive ! »
« Écoute moi bien, ma grande. On est pas amies, ni confidentes, ni sœurs. On se connait pas et, franchement, te connaitre est en bas de ma liste des choses à faire. Mais sache que si tu empiètes sur mon territoire, tu entendras parler du pays. »

Olive Blackwood n’avait pas rencontré de personnes profondément mauvaises. Ou, sinon, elle ne les avait pas vu. Elle avait cette fâcheuse tendance à ne voir que le bon dans chaque personne. Ce qui pouvait se révéler agaçant à la longue. Mais Goldie Stewart l’avait laissé sans voix sur le moment. La volcanique blonde ne semblait pas être très satisfaite de voir sa famille être associée à une autre. « …elle est là que pour le fric,… en suis sûre… » l’avait surprise une fois Olive. Goldie Stewart semblait être très attachée aux comptes bancaires familiaux, plus qu’aux membres eux-mêmes. Entrer dans la famille Stewart, c’est comme entrer dans un nouveau monde. La villa qu’ils possédaient au Texas était la plus grande maison qu’Olive put voir de sa petite vie. Cependant, la peau de bison faisant office de tapis du salon l’avait passablement choqué.

« C’est de la vraie ? »
« Bien sûr ! »

La famille Stewart la regardait comme si elle venait d’une autre planète (ils n’avaient peut-être pas totalement tords) tandis qu’Olive affichait une expression horrifiée. Plus jamais elle ne remit les pieds dans le salon de la villa du Texas des Stewarts.

Un air sûrement déjà nostalgique, Olive prit place dans la voiture qui la conduisait à son dernier voyage à Abbeville pour rejoindre la Floride.

« Comment s’appelle le quartier, maman, déjà ? »
« Ocean Grove. »

Ocean Grove. Le nom donnait déjà une vision plutôt idyllique de la chose. C’était là qu’elle habiterait dorénavant. Avec sa demi-sœur à quelques pas. Et son frère. Olive posa sa tête contre la porte ; elle allait devoir se réhabituer à une nouvelle ville, à un nouveau quartier et à de nouvelles têtes. Enfin, ne serait-ce pas plutôt eux qui devront s’habituer à elle ?




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MessageSujet: Re: OLIVE ϟ infect me with your love, and fill me with your poison Mer 13 Juil - 23:28



now, just stop kidding !
CELEBRITE ♠ la magnifique et renversante karen gillan ♥
SCENARIO ? ♠ Nop.
PSEUDO/AGE ♠ Emilie (cristalline/psychadelia child), 19 ans.
DOUBLE COMPTES ? ♠ Il y a six mois, oui. Mais plus maintenant.
CODE ♠ Perfect Lies
COMMENTAIRE ? ♠ J'espère tenir et être aussi inspirée qu'avant. (: & j'espère aussi ne pas décevoir ma femme. I love you (sans qui je ne serai jamais revenue)
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MessageSujet: Re: OLIVE ϟ infect me with your love, and fill me with your poison

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