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BECCA ★ i gave up everything for fame

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MessageSujet: BECCA ★ i gave up everything for fame Sam 13 Nov - 23:23



© PSYCHADELIA CHILD
REBECCA NINA OAKES
THIS SELFISH BLOOD RUNS THROUGH MY VEINS.


what about you ?
NOM ET PRÉNOMSOakes, Rebecca Nina. Plus communément surnommée Becca par le commun des mortels. Seulement, par souci de sécurité ou juste pour s'amuser, elle changeait parfois d'identité.
DATE DE NAISSANCE ET ÂGENée le 19 novembre 1985, elle vient donc d'avoir 26 ans.
STATUTLibre, célibataire, volage, indépendante, seule... Vous avez compris l'idée.
EMPLOISOfficiellement, c'est une serveuse et strip-teaseuse, ce qui est plutôt pratique comme emploi(s) à trouver quand on cavale un peu partout. Officieusement, c'est une pionnère d'un grand trafic de drogues, d'où l'intérêt encore plus grand de travailler dans des boites de nuit notamment.
TRAITS DE CARACTÈREautoritaire, froide, dure, à l'esprit du business, impatiente, pertinente, maligne, rusée, déterminée, confiante, indépendante, franche, hystérique, folle, manipulatrice, influente, garce, charmeuse, intéressée, charismatique, battante, persistante, égoïste, paranoïaque


and if we wanna know more ?
DEPUIS COMBIEN DE TEMPS HABITEZ-VOUS A OCEAN GROVE ?Je n'y ai jamais habitée. Juste logée temporairement. Quand j'étais gosse, mes parents me trainaient jusqu'ici pour profiter de la maison secondaire. C'est sûr que l'ambiance de Miami différait de celui de New-York. Mes parents avaient besoin de cet endroit pour se relaxer et donner un semblant de vacances en famille. Franchement, même s'ils leur arrivaient de ne plus décrocher de leur téléphone ou de leur ordinateur, je m'en balançais. Cependant, au décès de ma mère, mon père a vendu l'appartement de l'Upper East Side à New-York pour habiter à temps plein à Ocean Grove. Je n'ai pas eut beaucoup de détails puisque j'ai coupé les liens avec mes parents. En tout cas, j'ai été rappelé au bercail par ma belle-mère qui est à peine plus âgée que moi. Mon père s'est amourachée de cette illustre inconnue qui a bien vingt ans de moins que lui. Parait-il que c'est tendance de se marier avec une jeunette quand on prend des rides et la canne. Cependant, cette vaniteuse de première n'avait pas pensé que l'état de santé de mon père pouvait basculer du jour au lendemain à cause de son âge avancé. Donc, elle m'a appelé à la rescousse. Clairement pathétique.

QUELLE EST VOTRE IMPRESSION SUR CE QUARTIER RÉSIDENTIEL, SES HABITANTS, ETC ?J'ai presque toujours vécu dans des quartiers de bourgeois. Mais quand je suis arrivée ici, j'étais jeune. Je pense que pour une gosse, c'était un lieu bien agréable pour passer ses vacances. La plage était à quelques pas et ça suffisait à me combler. Maintenant que j'y reviens quelques années plus tard, je pense que ça va être un lieu propice pour mon commerce. Après tout, ce sont les bourges qui avaient le plus besoin de remontants, c'est bien connu. Mais on va pas dire que j'y suis de bon cœur.

QUEL EST LE PLUS GROS REGRET DE VOTRE VIE ?Si je devais avoir un seul regret, ce serait celui de ne jamais avoir été proche de mes parents, en particulier de ma mère. Peut-être de ma faute. Peut-être de la sienne. Je n'avais jamais prit garde à notre relation. Ce ne fut qu'à son décès que j'ai compris la perte que je venais d'avoir. Comme si on m'avait fait sauté la cervelle ou arraché le cœur. J'ai culpabilisé et j'en voulais à la terre entière. En partie à cause de mon père. Mais n'allais pas le répéter à quelqu'un, sinon, je vous jure que je vous démonte.

COMMENT VOUS IMAGINEZ-VOUS MOURIR ?J'ai frôlé tellement de fois la mort que je ne me pose même plus la question. Qu'elle vienne quand elle veut, on ne peut pas contrôler sa mort, malheureusement.

AVEZ-VOUS DES PARTICULARITÉS, DES MANIES OU AUTRES ?Ne traine jamais sans un petit poignard N'a jamais touché à la drogue, ou quasiment pas, malgré son commerce Consommatrice très fréquente des joints et cigarettes, par contre Change de couleur de cheveux aussi souvent que d'identité et d'état Ne parle quasiment jamais de sa vie au sein de la bourgeoisie new-yorkaise et encore moins des frasques qui ont suivi son émancipation Ne donne sa confiance à personne pour ne pas se faire trahir N'a jamais eut d'animaux Possède une Impala qui la traine de ville en ville Porte toujours la croix du Christ autour de son cou, restant croyante malgré tout Sait parler plus ou moins espagnol, dût à ses régulières collaborations avec des mexicains.



Dernière édition par Admin le Dim 5 Déc - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BECCA ★ i gave up everything for fame Jeu 2 Déc - 0:47


now, just stop hiding !
CELEBRITERose McGowan I love you
SCENARIO ?Nop. Tout vient de ma petite tête.
PSEUDO/ÂGECristalline/Psychadelia Child/Emilie, 18 ans (bientôt 19 T___T)
DCYep. Tabby la sainte. (aa)
CODEDirty secret
COMMENTAIRE(S)Merci à Justine pour m'avoir été d'une aide précieuse pour l'élaboration de ce personnage. :**: & merci à ma femme pour avoir bien voulu collaborer avec moi pour Becca. :bigsmile: I love you
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MessageSujet: Re: BECCA ★ i gave up everything for fame Dim 5 Déc - 20:40



thanks for the memories


new-york, 2003

« TRÈS BIEN ! JE ME CASSE D’ICI ! »
« Rebecca, je t’interdis de parler sur ce ton ! »
« Je parle sur le ton qui me plait ! Sales bourges ! »

La porte de sa chambre fut claquée lourdement tandis que la propriétaire se dirigeait à grand pas vers sa penderie. Toutes les fringues qui y étaient soigneusement rangées voltigèrent dans la pièce. Une personne mordue de mode serait certainement mortifiée de voir le carnage qu’elle faisait avec. Mais Rebecca Oakes n’était pas une mordue de mode alors, s’en foutait éperdument. Il fallait qu’elle extrait sa colère, sa rage, son envie de rébellion et ses miroirs étaient déjà cassés depuis une semaine. Voilà une semaine qu’elle tannait sa mère pour qu’on les lui change et sa mère a répondu qu’il valait mieux investir dans quelque chose comme un punshing-ball. C’est vrai que ça aurait été plus rentable. Mais après, il y aurait eut le risque que Rebecca envoie balancer le punshing dans la glace. Sa mère savait à quel point sa fille était impulsive. Bien trop impulsive dans un milieu où les apparences et les bonnes manières régnaient. Becca était une fille qui dérangeait. Elle dérangeait par sa façon d’agir, de marcher, de parler, de se tenir. Elle était politiquement incorrecte et dieu seul savait pourquoi. Ses parents avaient tenté de lui éduquer les bonnes manières, la bonne conduite, le sourire poli, le buste relevé et toutes ces choses. Mais arrivée à ses treize ans, leur fille n’en avait plus rien à faire de tout ça. Elle avait commencé à faire de ‘mauvaises fréquentations’ et voilà le résultat. Rebecca avait sortit deux sacs de voyage qu’elle avait balancé sur son lit avant d’attraper ses fringues en masse et les coincer dedans. Un bordel impossible pour une situation alarmante. Une fois ses paquets près à se fissurer, elle les prit sur ses épaules et sortit de la pièce d’une façon déterminée et rapide. L’appartement ressemblait à une petite maison à elle toute seule. De grands couloirs, un étage, tout de marbre recouvert de fresques ou de tapis. Sans oublier le Christ accroché à chaque coin de mur. Une famille très croyante qui avait tendance à se dire que les choses se passent ainsi parce que Dieu l’a voulu. C’est d’ailleurs de cette façon que les parents verront le départ fracassant de leur fille. Parce que Dieu l’a voulu. Une manière comme une autre de se soulager la conscience et de se dire que, dans le fond, on n’est pas tant responsable que cela.
Mais voir sa fille de dix-huit ans claquer la porte sans un regard en arrière reste un moment toujours douloureux que même les puissances du ciel ne peuvent pas apaiser. Mais que vont penser leurs amis, leur famille ? Voilà une préoccupation qui était à mille lieux de l’esprit de Becca. Un esprit enfin libre de toute contrainte, libérée de ces obligations et ces règles plus stupides les une que les autres.




texas, 2004

« T’as compris, Becca ? »
« Je suis pas conne, je pense pouvoir tenir un plateau sur une main, quand même. »

Hailey eut un fin sourire avant de tourner les talons, laissant Rebecca prendre un peu plus connaissance des lieux. Quelques mois après son émancipation, la voilà prête à servir des gens qui sont susceptibles de se perdre dans ce bled paumé du Texas. Becca ne regrettait pas son geste – et il semblait que ses parents non plus car elle n’a eut aucun contact venant de leur part. Elle a juste eut le privilège de recevoir un coup de téléphone d’une de ses ‘amies’ qui s’inquiétait de ne pas la voir. Becca l’a gentiment renvoyé sur les roses à coup de « Mêles toi de ton cul, garce. » Non, Rebecca ne parlait jamais de sa vie antérieure, pas même à ceux qui la constituaient. Ce n’étaient pas les affaires des autres mais les siennes. Elle n’avait pas à se justifier. Même quand le patron du bar lui a demandé ce qui l’avait amené ici, elle avait tout simplement haussé les épaules avant de répondre qu’elle voulait juste découvrir du pays. Découvrir du pays dans un bar à strip-tease dans une ville perdue des Etats-Unis, c’était assez étrange. Cependant, le type devait s’en foutre comme de l’an quarante, ce qui l’arrangeait amplement. Après avoir connue la jungle new-yorkaise, Rebecca avait envie de se détacher de tout ce qui la reliait au milieu huppé dans lequel elle venait. Et quoi de mieux que de tomber en bas de l’échelle, au stade de serveuse, alors que ses petits camarades ont sûrement intégré de grandes universités, pour concrétiser la fissure ? C’était parfait. Hailey était celle qui était chargée de la former. Le métier n’était pas bien dur mais avoir les bases étaient toujours bon à prendre. La blonde était plus jeune que Becca mais elle semblait aussi déterminée et coriace qu’elle. En même temps, pour travailler dans un endroit pareil, mieux vaut avoir un moral d’acier ou au moins suffisamment résistant. Être entouré de pervers, de drogués et d’alcooliques toute la sainte journée – et soirée – ce n’était pas forcément le lieu rêvé pour avoir un esprit sain. Oui, il fallait sûrement être assez détraqué ou avoir un certain goût du risque pour venir travailler ici. Ou bien être vraiment désespéré. A vrai dire, Hailey était plutôt sympa comme fille mais elles n’avaient jamais causé en profondeur. Elles se contentaient de conversations professionnelles ou parfois en rapport avec les clients qu’elles croisaient. Parfois, elles s’aidaient à se sortir des pattes d’un homme un peu trop entreprenant. Après tout, elles étaient dans la même merde et une main secourable n’était pas de refus. Hailey n’hésitait pas à casser une bouteille sur la tête d’un type autant que Becca ne perdait jamais le réflexe de foutre son pied là où ça fait mal. A elles deux, elles rendaient complètement fou le proprio. Mais leurs courbes Ô combien appétissantes qu’elles n’hésitaient pas à exposer durant leur strip-tease suave l’empêchaient strictement de les renvoyer. Ces filles, c’était son business. Pas de business, pas de fric. L’équation était simple. Et elle arrangeait tout le monde. Que du bonheur, n'est-ce pas ?



californie, 2008

« Putin, Becca, lâche moi, tu m’fais un mal de chien ! »
« Je T’INTERDIS de m’appeler comme ça. Je t’interdis tout court de m’appeler. Je ne veux pas que mon prénom soit souillé par un petit merdeux de ton envergure. »
« Mais qu’est-ce que tu veux, bordel ? »
« Ce que je veux ? Tu oses me demander ce que je veux ? Tu crois que je sais pas qui a volé le fric ? Tu crois peut-être que je suis conne ? Tu me prends pour qui, imbécile, hein ? »
« De quoi tu parles, putin ? »
« Il faut que je te rafraichisse la mémoire ? »

Rebecca tenait sans relâche la tignasse de cet ingrat qui était à genoux au sol. Elle lui faisait mal, elle le savait et elle le voyait. Il tentait de gigoter pour s’extraire de ces griffes mais en vain. Rebecca avait une poigne assez surprenante pour sa corpulence et pour une femme. Elle avait vingt-trois ans et elle avait déjà vu pas mal du pays. Pas tout mais suffisamment pour connaitre les points d’ancrage. Elle avait atterri à Los Angeles car elle savait que Goldie y habitait. Généreusement logée par son amie d’enfance, une des seules, Becca n’y passait cependant pas plus de temps que la blondie. Depuis son séjour au Texas, on ne pouvait pas dire qu’elle en était ressortie les mains vides. Au contraire. Elle avait acquis des connaissances, de l’expérience et quelques petits trucs qui lui sont toujours utiles. Des trucs qui lui permettaient d’être, à l’heure actuelle, l’un des piliers principales d’un grand trafic comme il se faisait très régulièrement dans les coulisses du grand pays des Etats-Unis. Et c’était pour cette même raison qu’elle était à deux doigts d’arracher la chevelure du type qui était à genoux et qui n’arrêtait pas de jurer. Voyant qu’il ne se montrait guère coopérant, Rebecca le releva et le plaqua brutalement contre le mur tout en sortant son petit poignard.

« T’as intérêt d’être plus causant, mon gars. Sinon, je te jure que tu le regretteras toute ta misérable vie. »
« Okay okay okay ! J’te fournis tout si tu baisses ça. »

Mais au lieu de baisser son arme, Rebecca enfonça la lame dans sa peau.

« Putin putin putin ! Mais merde, puisque je te dis que j’vais coopérer ! »
« Tu peux coopérer là. Abrège. »
« J’ai planqué le fric chez Julia. »

Rebecca roula des yeux tout en lâchant un sifflement désespéré.

« Elle… Elle en avait besoin et je – ARG ! »
« ON EN A TOUS BESOIN, ESPÈCE DE CON ! »

La jeune femme venait d’enfoncer un peu plus son arme dans sa peau, où le sang commençait sérieusement à perler.

« T’as intérêt à déguerpir d’ici vite fait. Je ne veux plus voir ta face de rat. Et je te jure que si tu nous refais le coup, j’te bute. Compris ? »

Rebecca le lâcha et il s’écroula par terre avant de ramper pitoyablement sur le sol avant de s’enfuir en prenant ses jambes à son cou. Elle l’observa partir avant de secouer la tête et de ranger son arme. Puis, elle sortit son téléphone portable.

« Cap chez Craigson. Ca lui apprendra de jouer la salope qui a besoin d’argent. (…) Comme d’hab. Soyez discret. Ne laissez rien. »

Ses talons raisonnaient dans la ruelle sombre et vide alors qu’elle marchait vers sa Impala qui l’attendait sagement. Elle était un peu poussiéreuse mais ça lui donnait un aspect aventurier que Rebecca appréciait tout particulièrement. Quelques coups d’accélérateurs plus tard et la voici qui rentrait au bercail de son amie. Goldie était avachie sur le canapé, l’air totalement absent malgré la télévision qui était en marche. Becca eut un léger soupir, mais plus par peine. Oui, Rebecca arrivait à éprouver de la peine. Mais seulement parce que c’était Goldie. Seulement parce que c’était la seule qu’elle arrivait à considérer comme sa petite sœur. Alors la voir dans cet état lui faisait de la peine. Elle allait s’asseoir à ses côtés et son amie daigna enfin à porter ses yeux vers elle.

« Bonne soirée ? »
« Comme d’hab. Et toi ? »
« Comme d’hab. »

Rebecca se mit à regarder la télévision sans grand intérêt. Goldie n’était pas vraiment au courant des magouilles dans lesquelles celle qu’elle hébergeait s’était foutue. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait souvent de la fameuse poudre blanche sur elle. Et Becca sentit son regard pesant sur elle, sachant très bien ce que Goldie voulait sans même qu’elle eut besoin de le dire.

« Goldie, tu crois que c’est la bonne solution ? »
« Ste plait. »
« Jveux pas que tu te bousilles la santé avec ça ! »
« Fais pas chier, Becca ! Je suis assez grande pour savoir ce que je peux prendre ou pas ! »

Rebecca la foudroya du regard avant de se lever. Puis, elle lâcha un petit sachet sur les genoux de Goldie.

« T’es vraiment désespérante. Tu sais que j’t’aime bien mais y en a une qui doit se retourner dans sa tombe. »
« JE T’INTERDIS DE PARLER DE MA MÈRE, OAKES ! JE POURRAI DIRE LA MÊME CHOSE POUR TOI ! ALORS VA TE FAIRE VOIR ! »

Rebecca resta statique, tentant de garder son calme. Pourtant, Goldie venait d’appuyer là où ça faisait mal. Mais elle l’avait cherché en faisant la même remarque. Voilà trois ans que sa propre mère était décédée. Son père la tenait pour responsable de son infarctus qui l’avait littéralement foudroyé. Becca ne voyait pas en quoi elle était coupable mais son père avait eut raison de son esprit et elle ne pouvait s’empêcher de culpabiliser, à présent. Les deux jeunes femmes s’affrontèrent du regard avant que Rebecca tourne les talons pour aller dans la pièce qui lui était consacrée. Elles s’adoraient autant qu’elles pouvaient se détruire. Et l’état de Goldie n’arrangeait en rien les choses. Mais malgré leurs disputes, Becca songeait qu’elle se devait de lui dire la vérité. Peut-être qu’elle s’y prenait mal mais ce n’était pas ces espèces de ramassis de pourriture qui accompagnaient Goldie à diverses fêtes qui allaient lui ouvrir les yeux. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Juste parce que c'était Goldie Stewart, sa petite sœur de cœur.



indiana, 2011

« Comment ça, t’as besoin de moi ? »

Rebecca tapotait nerveusement ses doigts sur son volant alors qu’elle s’était arrêtée en bordure de la route 66. Célèbre route pour être certainement la plus longue des Etats-Unis. Mais Becca n’empruntait pas forcément cette longue ligne goudronnée juste pour le plaisir. L’oreille pendue au téléphone, elle ne semblait pas très ravie. Et pour cause. Ce genre de coup de fil, elle s’en serait bien passée.

« Et alors, tu peux pas t’en occuper toute seule ? (…) Bordel, Katerine, tu fais chier ! T’as signé l’accord éternel avec lui, j’te signale, tu devrais savoir à quoi tu t’attendais ! C’est pas comme si y avait erreur sur la marchandise ! »

Non, contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rebecca n’était pas en train de débattre sur une livraison mal réceptionnée ou confiée à de mauvaises personnes. Le sujet de conversation était son propre père et, celle avec qui elle s’entretenait, était sa nouvelle femme. Rebecca s’est retrouvée avec une belle-mère qui était à peine plus âgée qu’elle. Autant dire que cette situation l’avait hautement désespéré. La petite jeunette qui roucoule avec son vieux croulant de père, non, elle n’arrivait pas à l’accepter. Rebecca n’aimait pas Katerine, c’était réciproque et nullement caché. Et là, autant dire que c’était le comble de l’exaspération.

« C’est pas si compliqué, t’as juste à lui donner à ma – (…) T’es vraiment qu’une empotée, j’te jure. Tu sais faire quelque chose d’utile de tes dix doigts, hormis de te faire des manucures ? (…) C’est ça, c’est ça… (…) J’arrive le plus vite possible. Essaie de pas l’empoisonner d’ici là. »

Cette Katerine n’était capable de ne rien faire. Ce fut en poussant un énorme soupir que Rebecca raccrocha. C’était vraiment qu’une idiote. Son père n’allait pas être ravi de revoir sa fille. Même coincé dans son lit et avec un bras piqué par un tube, il n’allait pas être ravi de la revoir. Subitement, Becca se sentit mal et dût sortir de sa voiture pour prendre un peu l’air. Elle maudissait Katerine. Elle la maudissait. A cause d’elle, elle allait devoir retourner dans un quartier de bourgeois et auprès de son père. Tout ce qu’elle avait plaqué il y a huit ans de cela lui revenait à la surface. Rebecca sortit une cigarette pour la mettre dans ses lèvres ; oui, c’était une situation qui la faisait bien chier.




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